LA

l'événement

BERTÉ

Volume 73 No 34 Saint-Boniface, du 28 novembre au 4 décembre 1986

La SFM garantit l’argent

__ pour les Etats Généraux

C'est la SFM quieffec- tuera «les démarches né- cessaires» pour trouver l'argent pour la tenue des Etats Généraux dela fran- cophonie. La décision a été prise par la Société mardi 25 novembre.

Le Comité des États Géné- raux a présenté un budget s'éle- vant à 129000$. «Les Etats Généraux appartiennent à la communauté. Cependant, l'en- gagement pris par la SFM de garantir le budget montre très clairement que pour la SFM, les Etats Généraux sont priori- taires», souligne le président Réal Sabourin.

Le Comité des Etats Géné- rauxest présentement composé de: Claude Forest, Louise fort, Odile Martel, Aline Taillefer et Richard Simoens. || reste deux postes à pourvoir, deux per- sonnes ayant initialement accepté de siéger s'étant reti- rées.

«Notre premier souci est de combler les deux vacances», note Richard Simoens, réalisa- teur à Radio-Canada.

Enquête

_ Pour l'instant, le Comité des Etats Générauxs'est réuni deux fois. «On est vraiment juste au début de notre réflexion. On s'oriente. Onesttellement juste au début du mandat». Bien que les membres du Comité dispo- sent déjà d'un document de travail, c'est à eux de décider précisément ce que seront les Etats Généraux.

Ilest généralement entendu que le Comité fonctionnera comme une espèce de com- mission royale d'enquête, tenant des audiences publiques

La série continue en 7

pour recueillir les réflexions d'individus et d'associations. But de la manoeuvre: définir les objectifs de la francophonie manitobaine pour l'avenir.

Pourquoi Richard Simoens a-t-il accepté de siéger au Comité? «Parce que la commu- nauté m'intéresse. Parce qu'il est bon de se redéfinir, de s'ar- rêter un moment, de voir on veut s'en aller»

Les Etats Généraux devraient se conclure par une grande assemblée générale de la com- munauté. La date parfois avan- cée est novembre 1987. La décision revient toutefois au Comité. Et elle n’a pas encore été prise.

«Le Comité veut prendre le temps de bien s'organiser dès le départ. Une fois parti, on va s'arranger pour que ça marche», lance celui qui a été président du Conseil jeunesse provincial à deux reprises.

Bernard BOCQUEL

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Richard Simoens, porte-parole du Comité des États Généraux.

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Une guerre (Voir page 19) en terre bonifacienne?

A on |

Le Foyer Valade ouvert la mi-88 |

Première pelletée de terre le 25 novembre sur le terrain sera construit le nouveau Foyer Valade (anciennement Foyer Saint-Boniface) à côté du Centre Saint-Amant sur la River Road.

Les travaux de terrassement devraient commencer avant Noël et le nouveau centre de soins prolongés pourra accueillir ses 120 pensionnaires dans un an et demi environ.

On reconnaît sur la photo le maire de Winnipeg, William Norrie, le ministre de la Santé, DALPAnE Desjardins et Sr Jacqueline St-Yves, supérieure provinciale des Soeurs Grises du anitoba.

Vous cherchez un cadeau de Noël qu’on n'oublie pas?

Arrêtez de vous casser la tête! La Liberté vous offre la solution en page 11

En éditorial: e Lucien CHAPUT fustige la SFM (p. 3) e Bernard BOCQUEL tance Howard Pawley (p. 2)

Méfiez-vous de certains jouets de Noël ....….:

Pour John Turner, le calvaire s’achève. Les cou- teaux sont tirés, les dés sont jetés. Il ne reste plus aux délégué(e)s du parti libéral fédéral qu’à voter sur Pavenir de leur chef.

La patronne des libéraux provinciaux, Sharon Carstairs, a refusé de dire publiquement si elle voterait pour ou contre John Turner. Ses liens person- nels avec Jean Chrétien sont bien connus. Mais n’est pas la question, estime la seule député libérale au Manitoba.

“Toute l'affaire a été mal conduite. Je n'aime pas la controverse. John Turner aura sans doute beaucoup de mal à oublier les Marc Lionte, qui risquent fort d’être mis à l'écart. Tout ça, c’est très dommage”.

Sharon Carstairs ajoute d’ail- leurs bien volontiers que, si elle était à la place de Turner, elle aurait aussi du mal à oublier

Sharon Carstairs, la patronne du parti libéral provincial. Contre un statut particulier pour le Québec.

ses détracteurs qui s'affichent ouvertement. Voilà de quoi faire réfléchir ceux ou celles qui voudraient lui faire des misères

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d’ici le congrès libéral provin- cial, qui se déroulera les 6,7 et 8 mars 1987.

Pour elle, il n’y a pas de lien direct entre la bonne santé du parti libéral fédéral et un avenir prometteur pour le parti libéral provincial. “Si on regarde l’his- toire, note-t-elle avec un sou- rire, on s'aperçoit que quand ça allait bien pour les libéraux provinciaux, ça n'allait pas bien pour les libéraux fédéraux. Alors peut-être que je devrais espé- rer que Turner gagne et qu'il perde les prochaines élections fédérales!

C’est donc uniquement avec l'avenir du parti fédéral en tête que Sharon Carstairs se trouve présentement à Ottawa. Sa grosse préoccupation? Que le parti libéral fédéral développe des politiques donnant une Lt juste place à l'Ouest.

Concrètement, la patronne des libéraux provinciaux va se battre pour un Sénat élu; un meilleur financement des insti- tutions postsecondaires; une

olitique agricole garantissant l'existéhes de la ferme fami- liale; et last but not least, elle tient à ce que les droits. des francophones soient protégés par l’État fédéral.

Clairement, Sharon Carstairs

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«C'est le chef qui est res- ponsable de la perception que le public a du parti.»

Les enjeux du

congrès libéral aux yeux de Sharon Carstairs

s'oppose à l’idée d'accorder un statut spécial au Québec. Parce ue c’est à la nation toutentière ‘être responsable des droits des francophones.

Voilà pour l'essentiel des politiques qu’elle estime être

dans le meilleur intérêt natio- nal. Et comment le congrès

La dure réalité de la vie libérale

devrait-il se terminer pour être dans le meilleur intérêt du parti libéral fédéral?

“Le scénario le plus favora- ble serait un vote retentissant, dans un sens ou dans un autre. C'est-à-dire soit que John Tur- ner reçoive 70 pour cent des voix; soit qu'il en obtienne moins de 50 pour cent”.

Présentement, la ‘grave pré- occupation”, c’est la popula- rité des néo-démocrates (en gros 29 pour cent dans les son- dages). Si John Turner est con- firmé dans ses fonctions, son défi ‘‘sera de convaincre que le NPD n'est pas une option poli-

»

Pour cela, il faudra que les libéraux soient vus comme ceux qui se ‘préoccupent de la vie quotidienne des gens, en adop- tant des politiques comme le revenu minimum garanti”.

“La dure réalité de la vie”, cependant, aux yeux de Sharon Carstairs, c’est que le chef du parti, comme porte-parole, est responsable de la perception que le public a du parti.

Son inquiétude est on ne peut plus claire: avoir les bonnes politiques, mais garder cette image de “droite” qui colle encore à John Turner.

Une leçon en pawleytique

Grâce à la triste affaire du CF-18, Howard

vaux de béton: ex.: fondations, trottoirs, entrées

Un entretien avec

Arthur CHAPUT

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Raymond Simard, B.A. B. Comm. (Hons.)

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dédié à Marcien Ferland en hommage à ses 25 ans comme directeur de la Chorale

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(disponibles auprès des membres de la chorale et au Ccfm)

Café-rencontre au sous-sol de la Cathédrale après le concert.

la réforme fiscale

Pawley est maintenant presque une vedette nationale. Pour l’instant en tout cas, c’est lui quiincarne la lutte des petites provinces contre les froids calculs politiques d'Ottawa.

Howard Pawley exige sur tous les toits que justice soit faite au Manitoba. Il est tellement convaincant dans son rôle de preux chevalier protégé par l’armure néo- démocratique que ses détracteurs ne pourront plus l'appeler «Mémère».

Le premier ministre crie au scandale parce que Brian Mulroney a succombé à la loi du plus fort. Les Franco-Manitobain (e)s qui attendent avec impatience un développement des services en français trouveront sans doute que Howard Pawley est mal placé pour atta- quer le sens de justice du Premier ministre du Canada.

EDITORIAL

Si Howard Pawley est vraiment aussi insulté qu’il l'affirme, eh bien il sait au moins comment les francos se sentent face à la question des services en français.

Surtout quand on pense à la récente loi ontarienne qui donne aux Franco-Ontarien (ne)s le droit d’être ser- vis en français par leur gouvernement. Alors que l’On- tario n’est même pas une province bilingue, contraire- ment au Manitoba.

Mais il faut croire que l'actuel gouvernement Peter- son a la volonté politique d'appliquer ses principes. Howard Pawley n'ayant pas informé les francophones qu'il avait changé de principes à leur égard, il faut donc conclure que sa volonté politique d'éliminer les injus- tices s’applique uniquement quand ça l’arrange.

La compagnie Bristol de Winnipeg avait présenté la soumission la plus basse pour assurer l'entretien des CF-18. Les Franco-Manitobain(e)s ont offert une sou- mission trop complète depuis trop d'années.

En business comme en politique, c’est la soumission du plus fort qui est toujours la meilleure. Sauf quand un sens de justice doublé d’un bon réalisme politique pré- vaut. Howard Pawley est mal placé pour donner des leçons à quiconque.

Bernard BOCQUEL

PE men nene nan en ess sun

Le fumble de la SFM

C’en est carrément gênant. La Société franco-manitobaine, le bras politique des par- lants français du Manitoba, a échappé le bal- lon. Encore une fois. Sans avoir été plaquée par quiconque!

L'organisme qui encourage les francophones d’utili- ser les services en français déjà disponibles et qui souhaiterait voir le/la Franco-Manitobain(e)s moyen(ne) demander plus de services a parlé à la Cour suprême du Canada en anglais.

Déjà en 1983, la SFM s'était fait taper sur les doigts pour avoir plaidé en anglais pour les droits des francos devant un tribunal le français était permis. «On peut s'étonner, soit dit en passant, a écrit le juge en chef du Québec en mai 1983, que le président de la Société franco-manitobaine (Léo Robert à l'époque) ait déposé un long affidavit en anglais pour soutenir une requête présentable devant la Cour supérieure du Québec et exposer les démarches de l’intervenante (/a SFM) pour la défense et la promotion du fait français au Manitoba et, généralement, au Canada». (C'est nous qui souli- gnons).

EDITORIAL

Tout dernièrement, la SFM est intervenue, devant la Cour suprême du Canada, en faveur de la requête à nouvelle audition de Duncan Cross MacDonald, un Montréalais anglophone qui contestait une contraven- tion écrite uniquement en français.

L'intervention de la SFM, nous vous la livrons inté- gralement. «7he intervenant, the Societe Franco-Manito- baïine (sic), adopts the position put forward by the appel- lant, Duncan Cross MacDonald, in its entirety.»

Une phrase qui n’aurait pas été trop trop compliquée à traduire. Ou mème à rédiger carrément en français, Ça ne prend pas une spécialisation en droit constitu- tionnel pour formuler ce genre d'intervention.

L'explication officielle de cette gaffe? Tout simple- ment une question de temps. L'avocat à 1 500 milles de Winnipeg a contacté la SFM un vendredi. Le Conseil d'administration de la SFM s’est réuni le mardi sui- vant et a donné l’autorisation à l'avocat d'intervenir. Le texte est arrivé par après, rédigé uniquement en anglais.

Et voilà. Fumble! Le ballon est libre! Ne vous préci- pitez pas tous en même temps pour sauter dessus! Lucien CHAPUT

LA LIBERTÉ

Journal hebdomadaire publié le vendredi par la Société Presse-Ouest Limitée

Décès

Vie sociale

Le journal de l’année de 7 à» APF re

Directeur et Rédacteur en chef: Bernard BOCQUEL Journalistes: Lucien CHAPUT Daniel TOUGAS

Association de la esse francophone 1ors Québec

Journaliste

coopérant: Stéphane JARRE

Publicitaire: Andrée GILBERT

Typographe: Jocelyne LAXSON

Graphistes: David MCNAIR Denis ST. JEAN René LANTHIER

Secrétaire

relationniste: Jacqueline CHAPUT

Développement

des photos: Hubert PANTEL

Heures du bureau: 9h00 à 17h00 du lundi au vendredi.

Toute correspondance doit être adressée à La LIBERTÉ, Case postale 190, Saint-Boniface (Manitoba) R2H 3B4. Les lettres à la rédaction seront publiées à la demande du signa- taire. Les bureaux sont situés au 383, boulevard Provencher. Téléphone

(204) 237-4823,

Nos annonceurs ont 5 jours pour nous signaler toute erreur de notre part, La respon sabilité du journal se limitera au montant ayé pour la partie de l'annonce qui contient Fée

L'abonnement annuel coûte 21,00$ au Manitoba, 25$ partout ailleurs au Canada et 30$ à l'étranger

La LIBERTÉ est imprimée sur les presses de

Derksen Printers

Enregistré comme « classe: No 0477

ournier de deuxième

Orlando (Butch) Girouard, époux de Lorraine (née Boulet}, de Somerset, décédé le 24 novembre à l’âge de 61 ans.

Marie Allec (née Martin), épouse de feu Joseph Allec, anciennement de Haywood, de Saint-Claude, décé- dée le 19 novembre à l’âge de 93 ans.

Yvonne Armande Gagné (née Sabourin), épouse de feu Joseph Pierre Gagné, de Saint-Georges, décédée le 19 novembre à l’âge de 79 ans.

Lucien Turenne, époux de Denise (née Champagne), de Saint-Boniface, décédé le 18 novembre à l’âge de 52 ans.

Marcel Lajoie, anciennement de Richer, de Winnipeg, décédé le 21 novembre à l’âge de 47 ans.

Arthur Olivier, époux de feu Dina Olivier, de Saint-Boniface, décédé le 21 novembre à l’âge de 89 ans.

Pour placer naissances, mariages, anniversaires et décès dans Vie sociale, appelez La Liberté au 237-4823. Un service gratuit pour les abonné(e)s

CAYOUCHE

Des félicitations et une correction

M. le rédacteur,

J'aimerais féliciter Stéphane Jarre et les autres membres de l'équipe de La Liberté pour l'excel- lente couverture qu'ils ont donnée de l'assemblée générale organisée par la SFM le 18 novembre.

Je voudrais toutefois corriger une phrase qui ni a été attribuée dans ce reportage. Je n'ai pas indiqué que le journal«Le Manitoba» appartenait au parti conservateur, mais plutôt qu'il en était son porte- parole.

Jean-Marie Taillefer Saint-Nobert

le 22 novembre 1986

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LIBERTÉ

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Radio-Canada Manitoba

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Les secrets du bon pal

La confection du pain estunarten voie d'extinc- tion de nos jours. Mais aujourd'hui, plusieurs amateurs de pain maison veulent faire revivre l'art de la confection du pain et organisent les tâches ménagères autour de cette activité.

Les recettes abondent, dont certaines sont de vieilles favo- rites et d'autres des versions plus modernes. Toutefois, la plupart n'indiquent pas au débu- tant les rudiments de cet art. La connaissance du rôle des principaux ingrédients et de la façon de les combiner, augmen- tera les chances de réussites.

La FARINE DE BLE donne les meilleurs pains, car elle est riche en gluten, protéine qui confère au pain un volume élevé et une bonne texture. La farine tout usage est la plus couram- ment utilisée. La farine de blé entier donne un pain plus lourd. Pour obtenir de meilleurs résul- tats avec une recette, utilisez tout au plus 50% de farine de blé entier.

La LEVURE est un organisme végétal vivant responsable de la production de gaz qui fait lever la pâte. On l'active en la plaçant dans de l'eau tiède

sucrée (ni chaude et ni froide) pendant quelques minutes. Lais- ser reposer sans l'agiter. Si elle ne se développe pas, la jeter et la remplacer par de la levure fraîche. Le volume du pain sera réduit si la quantité de gaz formée est faible.

Du LAIT OU DE L'EAU peu- vent être utilisés à condition d'être tièdes avant l'addition des autres ingrédients. Un liquide trop chaud inactivera la levure alors qu'un liquide trop froid ralentira la formation de gaz.

PRATIQUE

La bonne technique

e Le pétrissage de la pâte développe le gluten. Placer la boule de pâte sur une planche de travail ou une table légère- ment enfarinée. Plier la pâte vers vous. Avec l'extrémité de la paume, abaisser la pâte en l'éloignant de vous. Tourner la pâte d'un quart de tour et répé- ter l'opération. Continuer jus- qu'à ce que la pâte devienne lisse et élastique, ce qui demande environ 10 minutes.

e Les jours humides, il fau- dra peut-être utiliser un peu plus de farine pendant le pétris- sage, car la pâte sera plus col- lante. Faites preuve toutefois

Laura et Wilfrid Boulet

de Saint-Boniface

Félicitations en l’honneur de votre

45e anniversaire de mariage

le 12 novembre 1986

De vos enfants et petits-enfants

LE FEUILLETON 467, rue Jeanne D’Arc

Patrick CHABAULT

Tous droits réservés © Patrick CHABAULT.

Pr.

* À ; gs is ÿ* de modération, sinon le pain sera lourd.

e Recouvrir la pâte de papier ciré ou de plastique et d'une serviette pour la laisser lever. Placer le bol dans un endroit tiède, à l'abrides courantsd'air, comme un four non chauffé avec un récipient d'eau chaude

orist

400, avenue Taché (en face de l'hôpital Saint-Boniface) Lucille et Yvonne Boulet

Tél.: 237-3891 - 237-6158

sur la grille inférieure.

e Pour s'assurer que la pâte a levé suffisamment, appuyer légèrement avec le doigt. Si l'empreinte demeure, la pâte est prête.

° Après la première fermen- tation, abaisser la pâte et la laisser reposer pendant quel- ques minutes pour faire dispa- raître les grosses bulles d'airet accélérer la formation de gaz.

e Pour vérifier si le pain est cuit, taper dessus légèrement. Le pain suffisamment cuit don- nera un son creux.

e Enlever immédiatement le pain cuit du moule pour empê- cher que la vapeur ne ramol- lisse la croûte. Laisser refroidir sur une plaque à l'abri des cou- rants d'air.

Une fois le pain refroidi, l'en- velopper et le garder à la tem- pérature ambiante dans un con- tenant couvert. Consommer le pain maison dans les deux jours sinon, le placer dans un embal- lage conçu pour la congélation et le congeler à -18°C.

Tête fromagée sans tête

Il fut un temps, pour faire de la tête fromagée, on devait utiliser la tête et les pieds d’un porc.

Cette méthode de prépara- tion peut être plutôt compli- quée. On peut soit s'entêter et insister pour suivre la recette traditionnelle ou encore faire à sa tête et choisir le raccourci proposé par les conseillères en alimentation d'Agriculture Canada. Le mélange est bien assaisonné et très savoureux.

Tête fromagée

1,5 kg de jarret de porc

1,5 L d’eau

125 mL de feuilles de céleri hachées

50 mL de persil

2 oignons tranchés

1 carotte tranchée

2 gousses d’ail émincées

10 ml de sel

6 grains de poivre

5 mL de quatre-épices

5 mL de thym

2 clous de girofle

1 feuille de laurier

10 mL de graines de carvi

Mélanger tous les ingrédients, à l'exception des graines de carvi. Couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce que la viande soit tendre (environ 3 h). Egoutter et conserver le bouillon. Hacher finement la viande et le gras et jeter la peau et les os. Passer le bouillon au tamis.

Ajouter les graines de carvi et laisser mijoter jusqu'à ce que le bouillon soit réduit à 600 mL. Passer au tamis et dégraisser. Mélanger la viande et le bouillon et verser dans un moule graissé (un moule à pain peut être utilisé). Réfrigérer. Quantité: environ 1 L.

Livre deux

Marius

Aneroid, Saskatchewan. Fin de l'été 1985. On vient de faire connaissance avec Marius, le vieux chum de toujours de Charles-Eugène Langlois, le mari de la «veuve» du 467, rue Jeanne d'Arc. Marius et Charles-Eugène partagent un secret. Mais il semble bien que Marius et Louis Lambert (l'époux de Léonie Lambert, la fille aînée de la «veuve» Marie-Louise Langlois) décédé accidentel: lement, partagent aussi un secret que le curé de Ferland, M. Morin, essaye de découvrir.

Assiniboia, Wevburn, Redvers... Marius roulait sans problème. Quandle numéro 13 est

devenu le 2, notre chauffeur était rendu en 1921.

En 1921, Marie-Louise ne manquait surtout pas d'attention. Elle suscitait un énorme inté- rêt du côté des jeunes pensionnaires à Saint- Boniface. Deux garçons en particulier auraient vidé la Rouge pour gagner son coeur. L'un s'appelait Charles-Eugène, l’autre vous pou- vez deviner son prénom.

Quand ils ne jouaient pas au poker durant ces soirées ragtime, ces deux apôtres faisaient la cour à Marie-Louise Pelletier, une sorte de Jeanne Moreau du Manitoba français, diraient les cinéphiles des temps modernes.

«Ce soir, tu t’occupes du shipment et moi je tâcherai de vendre quelques bouteilles à Win- nipeg» était la phrase consacrée voulant vrai- ment dire: «Ce soir, je vais danser avec Marie- Louise, t'es mieux de ne pas montrer ta face chez les Pelletier avant demain».

Marie-Louise aimait réellement les deux. Charles-Eugène ne s’arrêtait devant rien, tan- dis que Marius maintenait toujours le calme devant la pire tempête.

Les deux buvaient, fumaient, sacraient et étaient terriblement amoureux d’une femme tendre, honnête, sensible. Enfin, tout ce que pouvait être une femme en 1921.

Marie-Louise savait surtout se moquer d'eux.

«Vous êtes tous les deux bien gentils, mais un peu naïfs, eh? Vous voulez que les trois, on passe la vie ensemble? Dites-donc, vous avez déjà entendu parler de l’enfer? Vous savez ce que le diable peut faire avec des petits garçons gourmands comme vous?»

C'était Marie-Louise: une minute, le sacri- lège, l’autre,le symbole même de la femme canadienne-française.

Totalement consumés par elle, les deux atteignaient souvent le banal dans leurs efforts pour l’impressionner. Charles-Eugène avait une fois vendu le vélo de Marius dans le but d'acheter un cadeau d'anniversaire pour

4 LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986

Marie-Louise.

Pour sa part, Marius avait fait semblant de tomber malade chez les Pelletier avec l’inten- tion de faire savoir à Charles-Eugène qu'il avait passé la nuit près de Marie-Louise. Il avait évidemment ignoré le fait que le Docteur Pelle- tier était médecin!

C'était franchement amusant. Même aux noces de Charles-Eugène et Marie-Louise, on avait l'impression de participer à quelque chose de pas très catholique. Les rumeurs voulaient que Marius était allé au Lac-Des- Bois avec eux pour la lune de miel.

Huit ans plus tard, Charles-Eugène est dis- paru. On ne l’a jamais revu. On disait qu’ilétait mort dans une bagarre avec des membres de la mafia qui n’appréciaient pas du tout ses tactiques. D’autres disaient qu’il était devenu missionnaire en Afrique. Comme si quelqu'un savait vraiment!

On savait seulement que Marie-Louise avait élever sa famille sans lui. Qu'elle le croyait toujours vivant. Et que sans Marius, la vie n'aurait pas été rose.

La Chev Sedan était une bonne voiture. Sur la rue Portage, Marius s’est permis de vocali- ser: «ll y a longtemps que je t'aime. Jamais je ne t’oublierai».

suivre...)

La fondation Youville rebaptisée

La fondation Youville vient de changer de nom et s'ap- pelle depuis jeudi 27 novem- bre Plan santé-Soeur Cler- mont.

Deuxraisons essentiellement justifient cette nouvelle déno- mination selon les responsa- bles de cet organisme. D'une part, c'est pour éviter toute confusion avec les nombreuses autres institutions portant le nom de Marguerite Youville; et d'autre part, c'est pour prendre en compte un élargissement des activités de la fondation.

Sr Délia Clermont, née en 1906 à Forget (Saskatchewan), a pourtant été surprise de voir son nom attribué à l'organisme qu'elle a fondé en 1976 «avec Sr Poirier et M. O'Sullivan» et qu'elle a présidé durant plu- sieurs années. Mais la termi-

nologie «Plan santé» la laisse encore plus perplexe!

La fondation Youville, selon Sr Clermont, a pour but pre- mier «d'empêcher les personnes âgées d'aller de trop bonne heure vivre dans des institu- tions spécialisées». Plus que jamais, estime l'ancienne administratrice de l'hôpital Saint-Boniface dans les années 60, ce besoin existe en raison de l'allongement de la durée de vie et du nombre grandissant de personnes âgées.

«C'est assez difficile et coû- teux de construire des maisons pour les vieillards», affirme Sr Clermont, qui passe sa retraite à la Maison provinciale des Soeurs Grises.

Mais tous ceux dont la santé permet de vivre chez eux le plus longtemps possible peu-

La FPCP lance une campagne

de signatures

La Fédération provinciale des comités de parents «cherche un appui pour ce qu'elle fait» a annoncé Gilbert Savard à une vingtaine de parents venus de toute la province pour assister à une réunion d'information concernant l'avancée du dos- sier, actuellement devant la Cour, sur la gestion des écoles françaises par les Franco- Manitobains.

«Nous allons donc demander aux parents des 6 200 élèves desécoles françaises de mon- trer par leur signature qu'ils appuient notre démarche», a indiqué le président de la FPCP. Parmi les premiers signataires (notre photo), Omer Chartier, qui est à la tête du comité de parents de Saint- Lazare.

ouhaitez-leur un joyeux Noël et assurez-leur une bonne année en leur offrant des billets pour

Sr Délia Clermont: «Plus que jamais, le travail de la fonda- tion Youville répond à un besoin».

VITE LU VITE SU

LA SEINE L'architecte Don Courtnage, ainsi qu'un comité consultatif formé de 4 parents, 3 directeurs d'école et 2 com- missaires, vont se pencher dans les prochaines semaines sur le regroupement du programme français de la maternelle à la 12e année dans un seul des deux bâtiments de l'école Saint-Joachim de La Broque- rie.

D'autre part, les commissaires se réuniront dorénavant les 2e et 4e mardis du mois, au lieu des lundis comme ils le fai- saient jusqu'à présent.

LA MONTAGNE La com- mission scolaire a décidé, lundi 24 novembre, d'installer un système de gestion technique par ordinateur (chauffage, securité) dans 5 établisse- ments de la division.

Il s'agit du complexe scolaire de Saint-Claude, de l'Institut collégial et de l'école élémen- taire de Notre-Dame-de- Lourdes, de l'école Richard et de l'Institut collégial de Somer- set.

Ce système, qui était à l'étude depuis un an et demi, sera sans doute prêt pour la rentrée prochaine. Son coût, bien que n'étant pas encore tout à faire déterminé, sera de l'ordre de 100 000$.

Grâce auxéconomies d'éner- gie qu'il permet, il devrait être amorti en 4 ou 5 ans et sera entièrement payé par la divi- sion par simple transfert de l'argent consacré jusqu'à pré- sent au chauffage de ces bâti- ments.

vent néanmoins avoir besoin de quelques soins infirmiers à l'occasion et d'être guidés dans les démarches administratives, juridiques, etc., de la vie quoti- dienne. C'est aussi ce qui donne au Plan santé-Sr Clermont sa raison d'être.

Ainsi, 850 personnes d'âge d'or sont actuellement inscrites auprès de l'association quiem- ploie une demi-douzaine de per- sonnes (des infirmières surtout) et fait appel à une centaine de bénévoles.

Plan santé-Sr Clermont, qui souhaite dans les prochains temps déménager de la rue Kenny pour être plus accessi- ble à sa clientèle.et fonctionner davantage comme une clinique de santé, dépend pour 60 pour cent de son budget des Soeurs

grises et pour 40 pour cent du gouvernement provincial.

Finalement, tout comme Sr Clermont, ancienne directrice de l'école d'infirmière de l'hô- pital de Saint-Boniface, n'a pas changé d'idée quant à l'utilité de Plan santé, la fondation You- ville n'a pas changé de mission en modifiant son nom.

Le statut

«Ce sont des petites choses dont les personnes âgées ont besoin quand elles demeurent à leur domicile, mais elles leur sont très précieuses», conclut Sr Delia Clermont. D'ailleurs, «les gens sont contents de la fondation, je crois».

Stéphane JARRE

AT Les g

La maquette du futur Foyer Valade.

La construction

du Foyer Valade sur le point de commencer

Voici la maquette du futur Foyer Valade dont la construc- tion va débuter dans une quin- zaine de jours sur un terrain de 6 acres voisin du Centre Saint-Amant à Saint-Vital.

D'une capacité de 120 lits, le foyer Valade disposera de cham- bres dotées d'un système d'appel, d'une prise pour le câble et le téléphone et d'une salle de bain accessible en fauteuil roulant.

À chaque étage, on trouvera un poste pour les infirmières, une salle à manger, un salonet tout l'équipement nécessaire aux soins. Dans l'aile centrale, une chapelle et une salle d'ac- tivités seront aménagées. Un espace sera réservé à l'accueil des résidants de jour et à des projets spéciaux.

En plus des services offerts actuellement par le Foyer Valade installé sur la rue Archibald depuis 1976 et jusqu'à son déménagement sur la River

Road, le nouveau Foyer pour personnes âgées proposera des soins de jour et admettra des résidants à court terme.

Un fonds spécial Foyer Valade a été mis en place pour recueil- lir les dons des particuliers qui serviront à l'achat de meubles et de divers équipements.

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Bob Kolesar, l’un des deux inspecteurs de la sécu- rité des produits vendus au Manitoba, vide son sac.

Il en sort toutes sortes de jouets: une enfilade d’anneaux qu'il s’agit de poser les uns sur les autres autour d’un axe afin de former une pyramide. Hélas, le sommet de la pyramide est composé de pièces en bois très petites. Impossible de donner ça à un enfant trop jeune. Etles autres ne sont plus en âge de s’y intéresser.

Autre jouet: un camion. Les arêtes de sa benne sont bien arrondies et ne risquent pas de trancher les doigts des enfants qui joueraient avec. Malheu- reusement, la peinture du véhi- cule miniature est toxique...

Bref, le sac de Bob Kolesar est bien rempli de DO OURS multicolores mais aussi dange- reux les uns que les autres. Et qui étaient, pour certains d’en- tre eux, déjà en vente dans les magasins. Alors, futurs pères Noël, vérifiez avec attention la qualité des jouets que vous allez offrir.

En effet, bien que le Canada ait, dès 1970, établi des normes de sécurité pour les jouets, cer- tains d’entre eux peuvent néan- moins aboutir chez un détail- lantet finalemententre les mains d’un bébé sans pour autant présenter toutes les garanties.

Voilà pourquoi une petite

Stéphane JARRE

trentaine d’inspecteurs dépen- dant de Consommation et cor- porations Canada sillonnent les rayons de jouets des magasins, les chaines de fabrication des usines et les entrepôts des importateurs à la recherche des vices cachés ou patents des objets destinés aux enfants.

Garantie

«La sécurité des jouets s’amé- liore progressivement, constate Bob Kolesar, mais il en arrive 5 000 à 10 000 nouveaux chaque année sur le marché... Même si commerçants, importateurs et fabricants sont de plus en plus conscients de l'obligation de présenter des produits sans danger pour leurs utilisateurs, la vigilance des parents doit être constante.»

À tous les niveaux, que ce soit au moment de l’achat, ou après des années d'utilisation,

les parents doivent surveiller l’état des jouets de leurs enfants.

Au moment de l'achat, il faut d’abord savoir qu'aucun label ne constitue une garantie, que même les marques les plus répu- tées, y compris pour la qualité deleurs produits, peuvent appo- ser leur nom sur des jouets dangereux.

Bob Kolesar sort de son sac un jeu en bois importé de Fin- lande. Sur l’emballage, il est indiqué en 6 ou 7 langues que le produit a été «testé» et qu'il répond à tous les critères de sécurité. Pourtant il a été retiré de la vente au Canada.

«Le gouvernement n’appose jamais de label de garantie sur PA produits, indique Bob Kole- sar. Pour plusieurs raisons: d’abord la règlementation évo- lue continuellement, ensuite, certains articles peuvent être défectueux alors que tous les autres de la même série sont d'excellente qualité; enfin, nos tests simulent l’utilisation des jouets (on les laisse tomber, on tire dessus, on les comprime et on vérifie la toxicité de leur peinture essentiellement), mais quelquefois, des enfants les ont utilisés de manière imprévue et ils se sont révélés dangereux».

Quand vous achetez un jouet, vérifiez aussi que l’enfant auquel vous le destinez a bien l’âge de s’en servir. Inutile de vouloir précipiter sa maturation, sur- tout que cela pourrait compor- ter des risques pour sa santé.

Père Noel! Attention à ce que mn, MOUS Mettez dans votre hotte!

Les marchands de jouets que nous avons contactés assurent

n’avoir jamais eu de problèmes avec la qualité de leurs produits. Mais les clients doivent rester vigilants, selon Bob Kolesar, inspec-

teur de la sécurité des produits.

Prenez les fameux Lego. La taille des pièces varie en fonc- tion de la tranche d’âge de leurs utilisateurs. Un bon jouet, c’est avant tout un jouet adapté à l’âge de l’enfant. N'oubliez pas qu'entre 0 et 4 ans, ils met- tent tout à la bouche!

Affronter

Tout commé le rôle des parents ne s'arrête pas à la sor- tie de la maternité, la surveil- lance de la qualité des jouets ne doit pas cesser sitôt la caisse du magasin franchie. Examinez régulièrement l’état des jouets de votre enfant.

Demandez aussi aux-plus âgés d’entre eux de ne pas laisser trainer leurs affaires partout s’il y a un bébé dans la maison. Attention aussi aux vieux jouets.

Les inspecteurs de la sécurité

des produits comptent beau- coup sur la vigilance des parents et tiennent à ce que tous les problèmes constatés leur soient communiqués (1).

Bob Kolesar signale par ail- leurs aux pères Noël qui ne remplissent leur hotte qu’à la dernière minute et dans la pré- cipitation, qu’ils peuvent se pré- parer, afin d'affronter sans per- plexité les rayons de jouets, en consultant le «rapport de 1987 sur les jouets» publié par l’asso- ciation canadienne des consom- mateurs (2). Outre les indica- tions relatives à la sécurité des produits, cette revue peut aussi vous donner des idées de cadeaux!

(1) Consommation et Corporations Canada Sécurité des produits, 260, avenue Ste-Mary, R3C 0M6 Winnipeg. Téléphone: 949-4970.

(2) «Toy Report 1987» Canadian Toy Testing Council/Consumers” Association of Canada.

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du lundi au vendredi

10h15 Passe-partout

Midi Première édition

12h30 Les belles histoires des pays d’en haut

17h00 Le vagabond

18h00 Ce Soir Manitoba

21h00 Le Téléjournal suivi de

Le point, de la météo et

des sports

14h30 Cinéma L'homme en colère. Drame policier. Avec Lino Ventura, Angie Dicken- son. Un homme recher- che son fils qui semble être mêlé à des trafics douteux (fr.-can. 79).

18h30 Countrychaud

19h00 Le Clan Campbell

19h30 Poivre et sel

Arthur veut prendre sa retraite. La famille n’est pas du même avis.

20h00 Le temps d’une paix 22h15 Le Parc des Braves Pierre-Paul fait une crise de jalousie à Flore et

celle-ci est bien tentée de se venger.

22h45 Décibels

Inv. Herbert Léonard.

23h15 Cinéma

Les raisins de la colère. Drame social réaisé par John Ford d’après le

À votre rythme

roman de Steinbeck. Avec Henry Fonda et Jane Dar- well. Un homme revient à la ferme paternelle après quatre années de pénitencier pour un crime involontaire. Il retrouve les siens, et la famille part pour la Cali- fornie chercher du tra- vail (amér. 47).

18h30 Génies

en herbe LaBroquerie affrontent Somerset.

19h00 La clé des champs Le prince charmant. Une cartomancienne a prédit à la femme de ménage des Boivin qu'elle allait rencontrer l'homme de sa vie dans des circons- tances imprévues.

19h30 L’agent fait

le bonheur A quelques mois de son mariage, Benoit voit res- surgir de son passé une ancienne flamme dont il n'avait jamais parlé à Mireille.

20h00 Lance et compte

(dern. de 13).

22h15 Dallas

Réflexion.

23h15 Cinéma

Un homme et son péché.

Drame. Les incidents de

la vie d’un avare aux

prises avec l’ex-préten-

dant de sa femme (can.

49).

14h30 Le temps de vivre

18h30 Hebdo

Avec Pierre Chevrier, Marc Laforge et Sylvie Robillard. Réal.: Philippe Vrignon.

19h00 Star d’un soir Inv. Sylvie Bourque, Claude Barzottiet Yvon Deschamps.

20h00 Insolences

d’une caméra

20h30 Le sens des affaires Magazine économique.

22h15 Bestsellers

Le Nord et le Sud. Saga. (2e de 12). À West Point, George et Orry ont à subir les mauvais traite- ments d’un caporal sadi- que.

23h15 Cinéma

Harlequin. Drame fantas- tique. Un homme réus- sit à s'introduire dans la famille d’un sénateur en guérissant son fils leucé- mique et en séduisant sa femme (aust. 80).

14h30 Cinéma

Iles mystérieuses. Drame d'espionnage. Une femme est séquestrée à bord d’un cargo après avoir été témoin d’un meurtre.

17h00 Vidéo Club

18h30 Les grands films Amour obsédant. Avec Yvette Mimieux. Une femme entreprend de séduire un acteur de feuilleton télévisé pour lequel elle ressent un amour obsessionnel (amér. 84).

20h30 Ici Radio-Canada Le vulgarisateur. Des émissions qui traitent de la science, de la religion et de l’agriculture.

22h15 Manon

Le docteur est malade. Victime de surmenage, le docteur Joly s’imagine que ses collègues lui ont retiré leur confiance et s'apprêtent à le rempla- cer.

23h15 Cinéma

La Légion saute sur Kol- wezi. Drame de guerre. Avec Pierre Vaneck et Bruno Cremer. Le 12 mai 1978, la Légion française et des commandos belges viennent en aide aux res- sortissants étrangers en poste au Zaïre, pays en révolte (fr. 80).

14h30 Cinéma

Les fiancées en folies. Comédie réalisée etinter- prétée par Buster Kea- ton.

18h30 Autoroute

électronique P. Guérin. Réal. Richard Simoens.

19h00 À plein temps Les souffrances du p'tit Robert. Carole reçoitun appel téléphonique du professeur de Robert qui lui apprend que son fils a des problèmes d’ap- prentissage et qu'il devra être suivi par un spécia- liste. . 19h30 Le monde merveilleux de Disney 20h30 Contrechamp

22h15 Séries plus

Mussolini et moi. (1ère de 5). Les relations du Comte Galeazzo Ciano avec son beau-père, Benito Mussolini, à par- tir de l’automne 1942 au moment tout com- mence à craquer pour les Forces de l’Axe tant enRussie, qu’en Afrique du Nord et en Sicile.

23h15 Cinéma

Ces garçons qui venaient du Brésil. Mélodrame. Avec Gregory Peck, Lau- rence Olivier, Lili Palmer et James Mason. Un chas- seur de criminels de guerre apprend qu'un ancien médecin des camps de la mort vient de tenir, au Brésil, une réunion il a ordonné l'exécution à travers le monde de 94 fonction- naires de 65 ans (amér. 78).

16h00 Star Trek

du lundi 1er décembre au dimanche 7 décembre

16h30 À première vue Magazine d'actualité cinématograhique. 18h30 La soirée du hockey En direct de Washington, les Canadiens de Mon- tréal affrontent les Capi- tals. 21h45 Télé-sélection Christina. Drame. Un ingénieur sans emploi est approché par une incon- nue qui lui offre une forte somme pour con- tracter avec elle un mariage blanc (can. 73).

10h00 Le Jour du Seigneur

2e dimanche de l'Avent.

Mese célébrée à la cha-

pelle de l’Hôtel-Dieu de

Montréal, par Mgr Jude

Saint-Antoine.

11h00 La semaine verte

La récolte du maïs en 1986.

12h00 Opéra pour

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Concert exceptionnel organisé au bénéfice de la lutte contre la faim en Afrique et enregistré dans les arènes de Vérone avec qUeUSr Une: des plus grandes voix du monde.

18h00 Paul, Marie et les enfants Ma blonde m'’aime. Thomas est amoureux. Il organise une rencontre avec sa blonde chez Lucienne. 18h30 Les beaux dimanches “Tu te rappelles, Frédé- ric?” Spectacle enregis- tré à la Place des Arts avec Claude Léveillée et André Gagnon. 20h00 Les beaux dimanches Jeanne avec nous. Dra- matique. Le célèbre pro- cès de Jeanne d’Arc.

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LA LIBERTÉ, la semaine dy 28 novembre au 4 décembre 1986. .

Depuis juin 1985, le Manitoba a retrouvé son statut officiel de province bilingue. Par contre, cette déclaration de la Cour suprême n’a vériblement rien changé à la vie quotidienne des Franco- Manitobains.

La raison? Le jugement ne portait que sur l'utilisation du français au Palais législatif et dans les tribunaux.

Dans le domaine qui nous touche tous de très près, les services, rien n’a été imposé au gouvernement. Actuellement, quand José-

phine Bleau a besoin d'un service en fran- çais de son gouvernement, elle doit compter sur la bonne volonté, la «courtoisie», des autorités.

LER co

cu

L'étapisme à la manitobaine

La Société franco-manitobaine exerce des pressions auprès du gouvernement provin- cial pour voir à la mise en place de services en langue française au Manitoba.

La semaine dernière dans la série La French Connection, l'ancien président de la Société franco-manitobaine, Léo Robert(1982-84), nous a livré ses réflexions sur les négocia- tions qui ont précédé la crise sur les services en langue française de 1983.

Cette semaine, le directeur de la Société franco-Manitobaine, René Fontaine, nous parle de l'état actuel des pourparlers.

IV) Beaucoup de prudence, un peu d'optimisme

Plus ça change, plus ça reste pareil. Il est dif- ficile de croire qu'aujour- d'hui la Société franco- manitobaine négocie en-

core la mise en application de la même politique gou- vernementale qu'en 1982.

Les intervenants et le sujet sont les mêmes, seule la façon

C'EST BIEN BEA LA TRADUCTION DES LOÏS, MAIS CEST LES SERVICES QU'IL NOUS FAT. il

{dessin de Jean-François Belisle)

de procéder a changé. L'opti- misme, voire l'innocence, qui caractérisaient les négociations entre la SFM et le gouverne- ment provincial en 1982-83 ont disparu.

Les deux parties gardent aujourd'hui un vif souvenir, pas encore cicatrisé, de la crise de 1983. L'année une entente fédérale-provinciale-SFM sur les services en langue française a suscité une violente opposi- tion du particonservateur pro- vincial et de la population mani- tobaine en général.

Pourparlers

Depuis novembre 1985, la Société franco-manitobaine a repris ses pourparlers avec le gouvernement provincial. L'ordre du jour est essentiel- lement le même qu'il ya quatre ans: l'implantation des services définis dans la politique gou- vernementale de 1982.

Cette politique prévoyait essentiellement la traduction des documents et dépliants gou- vernementaux et la création de régions dites bilingues. (Votam- ment, Saint-Boniface, Saint- Vital, Saint-Norbert; la Seine, la Rouge, la Montagne, le Che- val Blanc; Saint-Lazare, Sainte- Rose, Laurier, Saint-Georges/ Powerview).

Le directeur de la Société franco-manitobaine, René Fon- taine décrit en deux mots la situation actuelle au gouver- nement: l'inquiétude et la pru- dence.

«Le gouvernement reconnaît son engagement face à la com- munauté franco-manitobaine, affirme René Fontaine. il a manifesté son désir de repren- dre les pourparlers de façon pratique, mais il veut éviter de rallumer les flammes qu'il vient à peine d'éteindre.»

Le statut du français en Saskatchewan et en Alberta devant la Cour suprême du Canada

Les francophones de la Saskatchewan et de l'AI- berta ont-ils le droit d'em- ployer le français au Palais législatif et devant les tri- bunaux de leur province?

Le 26 novembre, la Cour suprême du Canada s'est pen- chée pour la première fois sur cette question de nature consti- tutionnelle. La décision de la Cour aura un impact sur la reconnaissance du fait français dans ces provinces de l'Ouest.

La Fédération des franco- phones hors Québec(F.F.H.Q.),

l'Association culturelle franco- canadienne de la Saskatchewan (A.C.F.C.)et l'Association cana- dienne-française de l'Alberta (A.C.F.A.) ont porté conjointe- ment en appel cette cause devant la Cour suprême du Canada.

Les questions posées à la Cour portent sur l'article 110 del'’Acte des Territoires du Nord- Ouest de 1891 qui assurait l'égalité du français et de l'an- glais à la législature et devant les tribunaux sur ce territoire qui est devenu, en 1905, les

provinces de la Saskatchewan

et de l'Alberta.

Cetarticle 1 10est-il toujours en vigueur en Saskatchewan et en Alberta? Si oui, quelest le statut du français dans ces deux provinces?

L'origine de cette cause remonte à 1980 alors que le Père André Mercure de la Sas- katchewan accusé d'une infraction au code de la route demandait à subir son pro- cès en français. La cause a déjà été entendue par la Cour du Banc de la Reine et par la Cour d'appel de la Saskatche- wan.

Du côté de la Société franco- manitobaine, le même senti- ment règne. «Depuis un an, on essaye de rassurer le gouver- nement et la population en géné- ral que nos demandes sont pratiques et réalistes. La SFM n'a rien à gagner à faire ressor- tir des vieux fantômes.»

Iln'est pas étonnant que lors- que les modalités seront négo- ciées entre le gouvernement et la SFM, l'implantation des ser- vices se fera sans bruit. Passer un projet de loi directement à l'assemblée législative, comme vient de le faire l'Ontario, sou- lèverait fort probablement la même réaction publique qu'en 1983.

«Bien que le climat vis-à-vis des services en français se soit beaucoup amélioré dans la der- nière année, il y a toujours une minorité extrémiste très vocale qui tenterait de soulever la con- troverse», souligne le directeur de la SFM.

Rétablir

Le gouvernement opterait alors pour une mise en place «en douce» de certains services. Ensuite, à un moment ultérieur, il concrétiserait la politique en passant un projet de loi.

Mais de part et d'autre, le mot d'ordre semble être la pru- dence. «En 1983, on a essayé de faire un très gros pas. Onse doit maintenant de ralentir le

processus et d'avancer petit à petit, en rétablissant un climat de confiance et d'entente.Ona des besoins et des demandes qui sont légitimes et auxquels le gouvernement devra répon- dre»

L'avancement du dossier dé- pend d'abord et avant tout de la bonne volonté des autorités en place. Mais René Fontaine demeure optimiste sur la conclu- sion d'une entente. Et ce, avant l'été de 1987.

Daniel TOUGAS

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LA LIBERTÉ: à Sémaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 7

"Triste état de pauvreté en milieu rural canadien’, titrait La Liberté et le Patriote le 23 novembre 1967. Le journal rappor- tait alors les conclusions d'une thèse sur la situa- tion des campagnes dans les années 60 et l'effica- cité des programmes d'aide mis en place par les gouvernements.

Parmi ces ‘régions dépri- mées'”’, celle d'Entre-les-lacs au Manitoba faisait l'objet d'une attention particulière, notam- ment en bénéficiant du pro- gramme ARDA (Aménagement rural et développement agri- cole).

Alphonse Perron, alors pré- sident du comité local ARDA pour Saint-Laurent, décrit l'éten- due du domaine d'intervention de ces aides publiques: ‘Il fal-

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C'ÉTAIT

LES 60

Orateur, lors d'une confé- rence organisée en 1966 par l'Institut canadien des affaires publiques sur le thème des ‘disparités régionales d'une société opulente'’, Alphonse Perron présente ainsi la situa- tion de Saint-Laurent dans les années 60: ‘’L'occupation prin- cipale est l'agriculture; les gens

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du village gagnent leur vie en faisant la pêche, la trappe, et en s'occupant au travail sai- sonnier. Plusieurs personnes n'ont pas de travail permanent et plusieurs reçoivent des pres- tations de bien-être.

Diverses études conduites sur place ont mené à la conclusion que ‘l'éducation devait être la première priorité, suivie, dans l'ordre, par l'emploi et le déve- loppement des ressources lo- cales”.

Ainsi de nombreux cours ont été offerts dans le cadre du programme ARDA. Des cours d'enseignement général par exemple qui permirent à des adultes d'atteindre le niveau de la 10e année et de poursui- vre leurs études dans des domaines plus spécialisés en- suite. ‘Une centaine d'adultes s'y étaient inscrits et ils rece- vaient de l'argent pour suivre cette formation’, indique Al- phonse Perron.

Un cours de soudure de 5 jours, aussi, auquel ont parti- cipé dans un des garages de la région une bonne vingtaine de personnes.

‘’La pêche ne rapportant rien, on a offert aussi une formation de menuisier/charpentier, se souvient Alphonse Perron. 25 adultes s'y étaient inscrits”.

Le comité ARDA s'est éga- lement assuré de trouver des débouchés à ces nouveaux arti- sans. Ainsi, une menuiserie

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Alphonse Perron déclarait en 1966 que ‘‘les gens n'aiment pas qu'on appelle leur région une région déprimée. Cepen- dant, depuisl'implantation du programme de développe- ment, il règne entre les lacs une atmosphère d'optimisme et de détermination’.

produisant des échelles s'est installée à Saint-Laurent. De même, une entreprise de con- fection qui fabriquait des vête- ments de sport a ouvert un ate- lier dans la région, employant

C'ÉTAIT LES 60?

La chronique C'ÉTAIT LES 60, c’est une mise en perspective d'événements marquants qui se sont déroulés durant cette décennie charnière. Chaque semaine depuis 8 mois, C'ÉTAIT LES 60, donne la parole aux témoins privilégiés de cette

Que pensez-vous de cette série originale? Faut- il la poursuivre en 87? Nous voulons connaître

Par écrit: La Liberté, C.P. 190, R2H 3B4 Par téléphone: 237-4823 (demandez à parler avec Lucien Chaput, Bernard Bocquel ou Stéphane

u..!

jusqu'à 60 femmes formées sur place. Cependant, ni l’une, ni l'autre de ces usines ne sont restées pendant très longtemps en activité.

Des entreprises venues à ce moment-là à Saint-Laurent, il ne reste plus que l'abattoir. C'est aussi à cette époque qu'à été construite la salle commu- nautaire.

Parmi les autres bénéfices de ces programmes, l'ancien fermier de Saint-Laurent cite “la formation de directeurs, de gens capables de mener la communauté, de l'administrer, de gérer les affaires du village et de la municipalité.”

Pas vraiment

L'autre grand domaine d'in- tervention du programme ARDA concerne bien sûr l'agriculture. Outre les cours de gestion d'une ferme ou d'économie domesti- que, l’aide a été plus directe avec le versement de primes au défrichement. Pour chaque acre déboisé, le fermier tou- chait entre 4 et 6 dollars du gouvernement.

‘On recevait un octroi pour ouvrir du terrainet le cultiver”, raconte Yves Kerbrat, fermier dans la municipalité. ‘"Aupara- vant, on n'avait pas vraiment envie de dégager de nouvelles terres pour la culture, parce qu'entre les lacs leterrain n'est pas très bon‘.

Pour nourrir le bétail, les fermiers ont été encouragés à semer de la luzerne plutôt qu'à ramasser le foin naturel. ‘Cela nous a beaucoup aidés, affirme Yves Kerbrat, plusieurs millions de dollars sont tombés entre les lacs. D'ailleurs, ce sont ceux qui ont participé ou bénéficié de ces programmes qui ont pu aller de l'avant.”

Partis

L'argent n'estcependant pas venu uniquement des gouver- nements, ainsi un rapport d'ac- tivité des projets ARDA men- tionne que la somme de 600$ a été collectée pour la mise en place d'une clinique dentaire à l'école élémentaire pendant 3 semaines en 1969: ‘C'était la première fois que nos enfants recevaient des soins dentaires”.

Tous les programmes mis en place à cette époque ont sans doute contribué au dévelop- pement et à l'élévation du niveau de vie des habitants de Saint-Laurent: ‘beaucoup plus de gens seraient partis'’, affirme Alphonse Perron qui vit main- tenant en ville.

Beaucoup sont partis quand même puisque la population comptait ‘environ 1 800 âmes, se composant largement de Métis et de Canadiens fran- çais, avec quelques habitants d'ascendance anglo-saxonne ouautre'',comme l'indiquait, à la conférence de l'ICAP, AI- phonse Perron. Aujourd'huion ne recense plus que 1 114 habitants dans la municipalité.

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On peut dire beaucoup de choses de Daniel Lavoie, mais une des choses qu’on ne peut pas dire de lui, c’est qu’il est une «bête de scène.

Ce n’est tout simplement pas un chanteur qui se sent à l’aise sur les planches, on ne s’en sort pas. La scénograhie de la tour- née «Hôtel des rêves», qu’on a pu voir à Winnipeg en 85, en est un bon exemple.

Cette tournée, qui faisait suite au disque «Tension Attention»,

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Heures d'ouverture: lundi au vendredi de 6h à 21h samedi au dimanche de 7h à 14h

“Vue sur la mer” de Daniel Lavoie

L’anti-star dans la cage aux rêves

annonçait un nouveau Daniel Lavoie, plus osé, plus techno- pop. La mise en scène de ce spectacle incorporait des acces- soires aussi divers qu’un cha- peau haut de forme et un mas- que à gaz.

On voulait que la tournée reflète un changement: le pas- sage du doux crooner en com- plet blanc au new-waver aux effets sensationnels. Le but de l'exercice semblait être d’exor- ciser le côté «chansonnier» de l’image de Daniel Lavoie. (Ce symbolisme était évident lors- que, dans le spectacle «Hôtel des rêves», le «nouveau» Lavoie venait remplacer un mannequin de «l’ancien» Lavoie, assis au piano).

Mais il faut se rendre à l’évi- dence: Daniel Lavoie n’est pas foncièrement un new-waver c'est un crooner! Comme Sina- tra dans le temps, comme Brian Ferry de Roxy Music aujour- d’hui. Et, finalement, c’est dans ce genre qu'il excelle, pas dans les rythmes électroniques.

C’est cet heureux retour au Daniel Lavoie «balladier

Tél.: 233-9493

moderne» qui caractérise son nouvel album «Vue sur la mer. Sur ce nouveau disque, on a l'impression que le chanteur nous dit: «Tension Attention», c'était pour les autres; «Vue sur la mers, c'est pour moi.

Le Manitobain errant a fina- lement trouvé le juste milieu entre la ballade lyrique et le pop synthétisé des 80. À ce niveau, «Vue sur la mer» est plus mûr, voire plus sincère, que «Tension Attention» ne l'était.

Sérieux?

Daniel Lavoie n’a maintenant qu’à se réconcillier aveclascène. «J'ai de la difficulté à être star, a-t-il dit dernièrement dans une entrevue au téléphone avec Ginette Caza à CKSB. Ce n’est pas vraiment le métier que j'avais prévu. J'ai des amis en France qui sont complètement stars. Jeanne Mas, par exem- ple: avecses costumes, ses trucs, ses personnages. Moi, je ne suis pas un chanteur à temps plein.»

L'auteur d’Ils s’aiment va même un pas plus loin en ajou- tant: «Si tout va bien (après Vue sur la mer), je ne ferai plus d’autres disques. Mon but ultime est de devenir compositeur pour les autres. On m’a déjà demandé des chansons en France et au Canada, Ginette Reno entre autres. C’est ça que j'aime faire. Ça m'’enlève la pression de me produire sur scène».

Daniel Lavoie est-il sérieux,

LE CERCLE MOLIÈRE

présente

Roger Auger

L ] Simon Boivin, Germaine Gosselin-

Marion, Ronald Séguin.

ou est-il en train de nourrir sa réputation «d’anti-star»?

Il vient de terminer un deu- xième disque en anglais com- prenant des chansons de Vue sur la mer et de Tension Atten- tion. Ce disque, qui sortira en janvier 1987, n’a pas été pro- duit, selon lui, pour percer sur le marché américain. Mais sur-

tout pour faire connaître l’ar- tiste comme compositeur an-

glais. (Il faut croire qu'il est sérieux!) ;

«Percer aux Etats-Unis, ça me fait un peu peur, dit-il. J'aime prendre mes vacances là-bas. Je vais dans le désert, tu n’as

pas envie de te faire déranger».

Chose certaine, Daniel Lavoie souhaiterait le genre de car- rière la vente de disque ne dépend pas directement des longues tournées. Seuls quel- ques musiciens préviligiés, dont Donald Fagan et Walter Becker de Steely Dan, ont réussi ce coup rare.

l'est plus que probable que notre crooner préféré soit obligé de «quitter son île» régulière- ment pendant quelques années encore.

Daniel TOUGAS

mise en scene de

Claude Dorge

décors et costumes Réjean Labrie Joan Murphy

edairages

Raymond Lemieux

musique

Gerard Jean

Un spectacle pour

de

Hélène Massicotte, Pascale Pilote

Jean Fontaine

Fin

0 da Une presentanion de |

toute la famille

du 5 au 19 décembre 1986

20h00

Dillets en vente

au guichet du CCFM

2993-8972

Stephane Larrot Therese Pilote

Dob Huculak Suzanne Charñier

LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 9

> Imperale Lree

| Daniel TOUGAS

The Revival. Cette pre- mière pièce de la Mani- tobaine Sandra Birdsell n’a pas le charme et l’humour de «Primrose School Dis- trict #109», qu’on a pu voir au Prairie Theatre Exchange au mois d’octobre.

Mais l'auteure brosse tout de même un tableau marquant des solitudes qui peuvent coexister au sein d’une même famille.

L'histoire, qui se passe dans un petit village dans le sud du Manitoba, tourne autour de Mika (jouée par Sherry Bie). Mika, c'est une mère de famille

Salle du Centenaire

410 De Salaberry le dimanche 19h30

ligne du haut 500$ 11 numéros

Empty House 1 700$ 39 numéros

Bonanza

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3 000$

d'enseignement.

anglais.

qui voit sa vie et sa foi boule- versée lorsqu'un ancien béguin, un chanteur dans un groupe religieux itinérant, revient la voir dans son hameau.

Au sein de cette crise fami- liale, un contraste intéressant s'établit entre les réactions de Mika, la femme mennonite, et celles de son mari métis, Mau- rice.

Bien que la pièce sombre parfois dans le mélodrame, les interprétations demeurent fortes et les personnages crédibles.

(Au Prairie Theatre Exchange jusqu’au 7 décembre).

La Tougâterie: Quelle est la plus ancienne troupe de théi- tre (francophone ou anglophone) au Canada? Et, puisqu'on y est, quelle est la troupe de ballet la plus ancienne au Canada?

La troupe de théâtre: Le Cer- cle Molière. (Fondé en 1925) La troupe de ballet: Le Ballet royal de Winnipeg. (Fondé en 1939).

à

«Lorsque le Cercle Molière a monté «Je m’en vais à Régina» en 1975,

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Nous acceptons présentement les inscriptions au pro- gramme de clavier destiné aux jeunes enfants pour la session débutant en janvier 1987.

e Adapté aux jeunes de 4 à 8 ans. e Enseigné dans un environnement de groupe stimulant. e La responsable du département a son diplôme

e L’instruction est disponible soit en français, soit en

e Le programme du cours est offert en anglais ou en français avec des activités particulières qui démon-

Claude Dorge: «Je ne crois pas que la pièce avait été travaillée comme une comédie en 1975. Moi, je la traite comme une pièce comique qui devient progressivement sérieuse. On a voulu aussi que les rôles des parents soient joués par les mêmes comédiens. Laurette Rouillard n’a pas pu recréer le rôle de la mère, mais Ronald Séguin jouera le rôle du père.»

La Liberté,

le journal de l’année de l'Association

de la presse francophone

hors Québec.

és.

photo: Hubert Pantel

Sherry Bie (Mika) et Lee J. Campbell (Maurice) dans The Revival.

c'était la première fois qu’on voyait nos gens sur la scène.»

«Le sujet, en plus, c'était l’as- similation. Ça a soulevé une petite controverse dans la com- munauté» souligne le metteur en scène Claude Dorge.

C'est cette même pièce de Roger Auger que le Cercle Molière présentera au public manitobain, du 5 au 13 décem- bre, à la salle Pauline-Boutal du CCFM.

Claude Dorge, ne plaisante pas lorsqu'il parle de la contro- verse qu'avait suscité «Je m'en vais à Régina» en 75. Le Cercle Molière a toute une chemise pleine de coupures de jour- naux: des ae dans le Free Press, des lettres et des édito- riaux dans La Liberté.

«Si Roger Auger écrivait cette pièce aujourd’hui, ça serait dif- férent. La situation au Mani- toba n’est vraiment plus la même. En quelque sorte, Roger Auger annonçait, à sa façon, la fin du fait français au Mani- toba. Si on la monte 11 ans plus tard, c’est la preuve qu'on est encore là!»

Claude Dorge avait songé pendant quelques temps de mettre le texte à jour. Mais après réflexion, il a décidé de monter la pièce telle quelle.

«Ça peut être fascinant de voir cette époque (quand même assez récente) recréée sur la scène. Les gens vont voir les

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costumes et ils se diront: c’est pas possible qu’on s’habillait de même! Des verges et des verges de fortrel!»

Le Cercle Molière s’est donné de la peine pour reconstituer l’époque dans tous ses détails. Vous avez peut-être vu l’an- nonce qui paraît dans La Liberté depuis quelques semaines: «Le Cercle Molière est à la recherche des effets suivants: un sac de la Librairie Landry portant le logo et un sac d’Eaton des années 70.»

Eh oui, Claude Dorge pro- met que ça sera du vrai Roller Derby que les spectateurs enten- dront sta télévision du 5 décem- bre au 13 décembre!

Par ailleurs, le Cercle Molière a annoncé récemment lors de sa réunion annuelle que le défi- cit encouru dans les saisons passées a été comblé. La troupe francophone se joint alors aux nombreux groupes artistiques de Winnipeg (dont le Mani- toba Theatre Centre, l’Orches- tre symphonique et le Prairie Theatre Exchange) qui fonction- nent actuellement dans le noir. Cette situation des arts au Mani- toba est quasi unique au Canada.

©

La semaine dernière, vous avez pu lire dans cette chronique un article sur le nouveau départ musi- cal de la chanteuse franco- manitobaine, Pierrette LaRoche.

Veuillez noter que son nom s'écrit bien LaRoche et non pas Laroche comme on le voyait écrit dans le texte.

Et pendant que Pierrette LaRoche nous annonçait la dis- solution du groupe «Night Work», l'annonceur radio-cana- dien Pierre Guérin faisait du Night Work d’un autre genre. Vous avez peut-être vu l’ani-

trent le folklore des cultures.

e L’instrument peut être fourni dans votre maison pour les sept premières semaines.

° Le cours sert d'introduction au clavier, au piano et à l’orgue.

mateur de «L’autoroute élec- tronique» dans une annonce commerciale pour le disque «The Power of Love», une com- pilation à la K-Tel (qué-taine) de chansons du top 40. Apparemment, l’annonce est beaucoup passée à l’automne endant les parties de base- Pal et aussi pendant le «Late Night» de David Letterman. «J'ai travaillé avec les meilleurs!» a lancé l'annonceur. En riant.

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La télévision, comme le jour- nalisme, mène à tout!

10 LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986,

DECEMBRE

Winnipeg: ‘‘28 a au Cinéma 3, à 20h, du 28 novembre au 4 décembre.

Winnipeg: ‘‘Dreamchild”’ et “Legal Eagles”, au Cinéma 3. Dreamchild à 19h30, Legal Eagles à 21h15, du 5 décembre au 11 décembre.

Saint-Boniface: Kelley Fry, au Foyer du Centre culturel franco-manito- bain, du 3 au 6 décembre.

Winnipeg: Le Prairie Theatre Ex- change présente «The Revivalh de Sandra Birdsell, à 20h, jusqu’au 7 décembre.

Winnipeg: le Manitoba Theatre Centre (Mainstage) présente «A Christmas Carol» de Charles PIÉRAOSRR ANNE IRQUAU 20 décem- re.

Winnipeg: «The Persuasive Image: Contemporary Posters from the People's Republic of China», à la galerie 1.1.1.

Vendredi 28

Ste-Anne: Soirée d'humour et de musique avec Vincent Dureault et Gérard Jean, au Centre culturel coopératif de Ste-Anne.

Winnipeg: «Bix: Ain'tNone of Them Play Like Him Yet», un film de Bri- gitte Berman, à 20h, au Cinéma Main.

Saint-Boniface: Marc Fredette et ensemble, au Foyer du Centre cul- turel franco-manitobain.

Samedi 29

Winnipeg: «Bix: Ain't None of Them Play Like Him Yet», un film de Bri- gitte Berman, à 20h, au Cinéma Main.

Winnipeg: l'Orchestre symphoni- que de V'AAIRee présente «Sea- gram Pops #3», à la salle du cente- naire, à 20h.

Saint-Boniface: Marc Fredette et ensemble, au Foyer du Centre cul- turel franco-manitobain.

Saint-Boniface: Jazz de Ken Gold, au Foyer du Centre culturel franco- manitobain, de 15h à 18h.

Saint-Léon: Soirée de saynètes, de chansons et de musique, genre vin-fromage, organisée par le co- mité culturel de Saint-Léon au pro- fit du projet “Livre historique des écoles de Saint-Léon’’, au Centre récréatif, à 20h.

Saint-Joseph: Partie de cartes orga- nisée à l’occasion de la Sainte- Cathérine à la salle Saint-Martin à 20h. (Marie Sarrasin: 737-2355).

Saint-Boniface: Assemblée annuelle du Conseil jeunesse provincial, à 9h, à l’école du Précieux-Sang.

Ste-Anne: Soirée d'humour et de musique avec Vincent Dureault et Gérard Jean, au Centre culturel coopératif de Ste-Anne.

Dimanche 30

Laurier: Bazar organisé par le club d'âge d’or Nouveaux Horizons de 14h à 16h dans leur nouveau centre.

Saint-Boniface: ‘‘Soirée du bon vieux temps”, au Foyer du Centre culturel franco-manitobain, à 19h.

LE CALENDRIER PROVINCIAL

Winnipeg: l'Orchestre symphoni- que de Winnipeg présente «Family Pops #3», à salle du centenaire, à 14h.

Lundi 1er

Saint-Jean-Baptiste: Assemblée an- nuelle de la Caisse populaire à 20h à la salle du centenaire.

Mardi 2

Saint-Boniface: La Muse gueule présente «La soirée du bon jeune temps», au foyer du Centre cultu- rel franco-manitobain.

Mercredi 3

Sainte-Anne-des-Chênes: Assem- blée annuelle de la Caisse popu- laire à 20h au centre culturel.

Saint-Boniface: Vernissage de l’ex- position de Marcel Debreuil, à 20h, au Centre culturel franco- manitobain, jusqu’au 3 janvier.

Winnipeg: Le Théâtre Warehouse présente «We Can't Pay. We Won'’t Pay», de Dario Fo, à 20h, jusqu’au 20 décembre.

Vendredi 5

Winnipeg: L'Orchestre symphoni- que de Winnipeg présente «Musi- cally Speaking #3, à la salle du cen- tenaire, à 20h.

Saint-Boniface: Le Cercle Molière présente «Je m'en vas à Régina» de Roger Auger, à 20h, jusqu’au 13 décembre.

Winnipeg: L'Orchestre symphoni-

ue de DnNIESS présente «Han- dal Messiah», à la salle du cente- naire, à 20h.

Winnipeg: «Crime Wave», un film de John Paizs, à 20h, au Cinéma Main.

Saint-Boniface: Activités de Noël pour les enfants de 6 à 14 ans au sous-sol de la bibliothèque muni- cipale de Saint-Boniface, à 10h30 décoration de l’arbre de Noël, à 15h une heure de bricolage. (Les inscriptions sont limitées).

Dimanche 7

Saint-Boniface: La chorale des Intré- pides présente un concert de chan- sons de Noël, à la Cathédrale de Saint-Boniface, à 20h.

Holland: Le 5e gala de Noël de la Tiger Hills Arts Association, expo- sition à 16h30, souper à 17h30 et vente aux enchères en soirée, bil- lets à l'avance seulement. (L’'Asso- ciation Tiger Hills: 526-2063 ou 526-2701).

Winnipeg: Repas à la fortune du pot (pot luck) organisé par le comité culturel de Winnipeg, à 16h30, à la salle Geurtin, 600, av. Bannatyne, entrée rue Furby. (774-5863).

Ste-Anne: Défilé de modes, au Centre culturel coopératif de Ste- Anne.

Mardi 9

Lorette: Messe à 18h suivie d’un souper pot luck à la salle parois- siale pour les membres de la Ligue féminine catholique et leurs con- joints.

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La Liberté, le journal de l'année de l'APFHQ

1’: : LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986

11

_

LE PAIEMENT ANTICIPE DU CREDIT D'IMPOT POUR ENFANTS

756 000 familles en bénéficieront en novembre

Le gouvernement du Canada

fera parvenir automatique-

ment aux parents qui bénéficient d'un crédit d'impôt pour enfants un paiement anticipé dès le mois de novembre de cette année.

Ce paiement anticipe a pour but de venir en aide aux familles à revenu modeste afin qu'elles renoncent aux services des escompteurs d'impôt pour obtenir leurs chèques de crédit d'impôt. Ainsi, les parents e DONT LE REVENU FAMILIAL EN 1985 ÉTAIT INFÉRIEUR A 15000$ e QUE ONT UN PLUSIEURS ENFANTS AGES DE MOINS DE T8 ANS AU 31 DECEMBRE 1986 e QUI ONT RECU UN CRÉDIT D'IMPÔT POUR ENFANTS EX 1985

pourront recevoir, pour chaque enfant,

un paiement anticipe du crédit d'impôt

d'un montant de 300 $ correspondant, pour 1986, aux 2/3 environ du crédit maximal d'impôt de 454$. En 1985, le crédit maximal était de 384$ par enfant.

Pour obtenir le solde du crédit d'impôt pour enfants, les parents devront remplir l'annexe appropriée dans le rapport d'impôt 1980. Les parents qui reçoivent des allocations familiales mais qui ne sont pas admissibles au paiement anticipé d'impôt, selon les

criteres énumérés plus haut, peuvent toutefois

bénéficier du crédit d'impôt pour enfants en remplissant leur déclaration d'impôt 1986.

Canadä I*

12 LA LIBÉRTÉ, la semaine du 2B novembre au 4 décembre 1986

N'oubliez pas

de consulter le dépliant

qui accompagnera votre chèque d'allocation familiale émis à la fin de novembre,

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le bureau de district d'impôt le plus près de chez vous.

Le paiement anticipé du crédit d'impôt pour enfants :

quelle bonne idée!

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Et si les Royals jouaient pour la HTHL?

Jos Parent droite). Baptiste et Lorette se valent...

———Les vieilles angoisses -—

Jouera-t-il à Sainte- Agathe? Ou à Saint- Pierre-Jolys? A l'heure La Liberté allait sous presse, Charlies Edwards était encore indécis.

Capitaine des Knights de Sainte-Agathe l'an dernier, meilleur défenseur de la RRVI en 1985-86, il n'y a pas de doute que le résidant de Niver- ville serait chez lui à Sainte- Agathe, qui compte déjà sur les mêmes joueurs que l'an dernier.

Mais, et il y a toujours un mais, il faut se souvenir que Charlies Edwards a déjà joué dans la Ligue Hanover-Taché. D'abord avec les Canadiens de Saint-Pierre. Et avec les Clip-

La Broquerie La Chambre de commerce de La Broquerie lance son concours annuel de décoration des maisons.

Plusieurs juges circuleront dans le village à la veille de Noël et récompenseront les particuliers qui auront égayé les abords de leur demeure avec imagination et originalité.

Comme pour le concours d'ern- bellissement durant l'été, les gagnants recevront 50$ et une plaque de félicitation pour le premier prix, une plaque pour le second prix.

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Monsieur Roger Druwe Directeur St] DJCoiiège Louis-Riel

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R2H 2Y2 Tél.: 237-8927

Charlie Edwards. Le meilleur défenseur en 85-86.

pers de Niverville par la suite. Pour aboutir à Sainte- -Agathe en 1984, après avoir joué pour les Saints de Saint-Boniface, les Bisons de l'Université du Manitoba et les Huskies de Steinbach.

Comme Niverville n'a plus d'équipe dans la Ligue Hanover- Taché, Charlie Edwards peut jouer pour Saint-Pierre-Jolys. C'est vrai qu'il est plus attra- yant de jouer pour une équipe qui a une bonne chance de gagner (Saint-Pierre) qu'une

Jos Parent se sent très à l’aise derrière le banc des Royals de Saint-Jean- Baptiste. L'entraîneur de l'année de la Ligue Han- over-Taché en 1985-86 a retrouvé dans le Red River Valley Internatio- nalle même type d'équipe qu'il dirigeait à Lorette l'an dernier.

«Les Royals, c'est le même genre d'équipe que j'avais à Lorette affirme Jos Parent. J'avais des bons jeunes joueurs à Lorette, et j'ai le même genre de joueurs à Baptiste. Le désir de jouer est vraiment là.»

Peut-on comparer le niveau de jeu entre les deux ligues? «Si les Royals jouaient dans la Ligue Hanover-Taché, on ne

équipe qui n'avait aucune chance de gagner (Wiverville)!

Enfin, comme le concède Charlie Edwards, le fait qu'il ya plus d'équipes dans la Ligue Hanover-Taché rend cette ligue plus allèchante.«Dansla RRVI, explique-t-il, il se pourrait qu'on joue contre quatre équipes seulement. Tu joues tellement souvent contre les mêmes équi- pes que tu commences à trop connaître les joueurs. Tu ne veux pas les connaître à un point tu veux t'asseoir avec eux et prendre un café! Une situation comme ça peut nuire à ton jeu.»

On saura très bientôt si Char- lie Edwards sera un Canadien ou un Knight en 85-87. En attendant, observez de très près les gérants des deux équipes durant la fin de semaine. Si Rhéal Lemoine de Sainte-Agathe affiche un plus gros sourire qu'Henri Bérard de Saint-Pierre- Jolys, Charlie sera un Knight. Et vice versa. Evidemment!

Lucien CHAPUT

___Saint-Claude

a embarqué

«Les meilleures équipes de chaqueligue devraient être au même niveau, sug- gère Wayne Bower, pré- sident de la Ligue South

La Division scolaire de Saint-Boniface no 4 recherche des

enseignant(e)s A

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Germaine Gosselin-Marion Secrétaire administrative Division scolaire de Saint-Boniface

50, chemin Monterey +] D)

RATES (Manitoba) DD)

Central Intermediate. (*)

La Ligue South Central Inter- mediate? Eh oui, la Pembina Hills Intermediate et la Central Plains Intermediate se sont mariées. Et les deux ont changé leur nom.

SOUTH CENTRAL INTERMEDIATE

Neuf équipes disputeront 24 matchs durant la saison. Les premiers matchs ontcommencé le 14 novembre. Dès la semaine prochaine, La Liberté vousinfor- mera en détail sur le hockey dans La Montagne.

Les neuf équipes sont: Glad- stone, Somerset, Bruxelles, MacGregor, Saint-Claude, Hol- land, Oakville, Mariapolis et Notre-Dame-de-Lourdes.

(*) L'exécutif est formé de: Wayne Bower de Mariapolis (président), Larry Michaels de Holland (vice- président), Reid Kelner de Swan Lake (secrétaire-trésorier), Léo Delaquis de Somerset (statisticien) et Harry Nichol de Bagot {arbitre en chef).

LA AHBERTÉ, la semaine du 28 noyembre au 4 décembre 1986

serait pas les derniers, lance le résidant de Morris. On serait au milieu du paquet.»

D'ailleurs, les Royals ont joué trois matchs hors concours contre des équipes de la Han- over-Taché. Le compte final: un match de gagné contre Lorette (7 7 à 8), un match nul contre Sainte-Anne (4 à 4) et un match perdu contre Saint- Malo (72 à 3).

«Si Lorette et Saint-Jean jouaient dans la même ligue, les deux équipes seraient pas malégales, poursuit Jos Parent. La seule affaire, c'est qu'à Lorette, j'avais le meilleur gar- dien de but de la ligue en 1985- 86. Et à Baptiste, pour l'instant

mon meilleur gardien de but est blessé.»

Autres différences entre les ligues? «ll va y avoir un peu plus de rivalité dans la RRVI. Tu joues les mêmes équipes plus souvent. Des fois, ça peut créer de petites rancunes. Mais ça ne devrait pas nous nuire.»

«Les jeunes ont une bonne attitude, conclut Jos Parent. Et il y a vraiment un bon follo- wing. Le monde de Baptiste est vraiment pour l'équipe senior du village. Avec les bonnes crowds, ça pourrait nous don- ner une couple de victoires en plus.»

Lucien CHAPUT

De l’action en masse!

«La saison commence trop tard, affirme Rhéal Lemoine, gérant des Knights de Sainte-Agathe. Lesautresligues ont com- mencé au début du mois de novembre».

Voilà ce qui explique la réu- nion d'urgence convoquée par l'exécutif de l'équipe cham- pionne de la RRVI en 1985-86 la semaine dernière. Lorsqu'il n'y a eu qu'une poignée de

HANOVER-TACHE

La deuxième semaine

Mercredi 19 Saint-Malo 11, La Broquerie 5 Jeudi 20 Grunthal 9, Saint-Pierre 6 Vendredi 21 Landmark 1, Saint-Malo 5

Samedi 22

:_ Lorette 4, Mitchell 8 Sainte-Anne 13, [le-des-Chênes 2 Dimanche 23

La Broquerie 3, Steinbach 7 Mardi 25

Lorette 2, Steinbach 4 Saint-Malo 2, Mitchell 3 La Broquerie 3, Grunthal 4 Saint-Pierre 1, Ste-Anne 9

joueurs qui assistent aux pra- tiques, on s'inquiète.

On s'est inquiété pour rien, cette fois. Puisqu'à une semaine du début de la saison, l'équipe de Sainte-Agathe se porte dan- gereusement bien.

RED RIVER VALLEY INTERNATIONAL

Sauf pour John Duncan qui patine en Angleterre cette année, et l'indécis Charlies Edwards, ce sera le mêmeteam que l'an dernier, avec quelques petites modifications.

Bill Langdon (Sainte-Agathe en 84-85, Saint-Jean-Baptiste en 85-86) est revenu à Sainte- Agathe. Larry Skoleski, qui a assisté au campd'entraînement des Jets, lacera ses patins à Sainte-Agathe cet hiver.

Ajoutons les recrues sui- vantes: Steve Lagassé de Saint- Adolphe, Russ Dickason de La Salle/Saint-Adolphe et Claude Vauriot, un gardien de but de La Salle.

Force nous est de conclure que le premier match Sainte- Agathe/Saint-Jean-Baptiste. (Le «Battle Royal!» lance Rhéal Lemoine)qui aura lieu à Sainte- Agathe le dimanche 7 décem- bre promet encore plus d'ac- tion que ceux de l'an dernier.

L.C.

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1,12 Ur tnt

13.

On voulait de l’ordre. On est en route vers le désordre. Voilà en sont arrivées les bonnes inten- tions de la Ligue Natio- nale à l’égard de la vio- lence. John Ziegler et la gang, réveillez-vous! Votre plan d’action fait fausse route.

Le plan d'action de l’admi- nistration de la LNH avait un objectif noble. Il fallait élimi- ner les bagarres et les ‘goons’. Et il fallait sévir pour les bâtons élevés. En parties hors-concours, on a mis à l’épreuve de nou- veaux règlements. Ils ont été adoptés pour la saison régu- lière.

André BRIN

VOL 86-87

En réalité, il n’y a qu’un nou- veau règlement. L'instigateur d’une bagarre recevra une puni- tion mineure de plus. Mais l’ad- ministration demandait en plus aux arbitres de sévir plus sou- vent pour le bâton élevé. Parlez-

LA FÉDÉRATION DES AINÉS FRANCO-MANITOBAINS INC.

est à la recherche d’un(e)

COORDONNATEUR(TRICE)

à temps partiel

Si vous avez un intérêt particulier vis-à-vis les aînés, si vous savez organiser, si vous connaissez la dactylographie, et vous avez un horaire flexible, ce poste pourrait vous intéresser.

Entrée en fonction: au début janvier.

Salaire: à négocier.

Les candidat (e)s intéressé (e)s sont prié (e) s de faire parvenir leur demande avant le 9 décembre 1986 à:

FAFM

C.P. 205 Saint-Boniface (Manitoba) R2H 3B4

Health and Welfare Canada

Santé et Bien-être social Canada

Possibilités d'emplois

Santé et Bien-être social Canada Direction des services médicaux Région du Manitoba

La région du Manitoba offre des services de santé complets aux autochtones des collectivités isolées du Nord du Manitoba.

Les infirmiers et infirmières de la santé publique assurent des services de santé de base, notamment des services de soins infirmiers d'urgence et de santécommunautaire, dans 18 postes de soins infirmiers et 5 postes de santé de 23 collectivités du Nord du Manitoba. Des emplois à plein temps et des emplois de surnuméraire sont actuellement vacants et peuvent être occupés immédiatement par des infirmiers ou infirmières inscrits qui ont un baccalauréat en soins infirmiers ou de l'expérience dans ce domaine. Les demandes de candidats possédent les qualités requises seront conservées et serviront à doter les futurs postes vacants. La connaissance de l'anglais est essentielle. Le salaire annuel de base s'échelonne de 26 410$ à 36 633$, plus les allocutions et avantages additionnels. Relever le défi d'être un professionnel de la santé chez les autochtones du Canada, c'est faire un premier pas dans une carrière exaltante et gratifiante.

On peut obtenir de plus amples renseignements sur ces postes en téléphonant à R. Dozois, au (204) 949-2447 (frais virés).

Faites parvenir votre demande ou votre curriculum vitae à:

W. Suarez

Chef, gestion du personnel

Santé et Bien-être social Canada

303, rue Main, pièce 101

Winnipeg (Manitoba)

R3C 3G7

Téléphone: (204) 949-8092 (anglais) (204) 949-2447 (français)

Veuillez présenter votre demande avant le 15 janvier 1987.

Les renseignements personnels fournis sont protégés en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Ils seront versés à la banque de données sur le personnel NWH/P- SE-902.

Information is available in English by contacting the above- mentioned person.

Canada

14:

moi de confiance! On demande aux arbitres de ne plus laisser passer des punitions. Autant dire que l’an dernier, les arbi- tres ne se servaient pas tou- jours du règlement!

En tout cas, ce qui estévident tôt dans la saison, c’est que le plan d’action ne fonctionne pas. Les arbitres se protègent avec les punitions aux instigateurs. Les deux batailleurs finissent pas avoir sept minutes dans le cachot. Mais il y a autant de batailles qu'auparavant.

Jusqu'à présent, les incidents de bâtons élevés ne sont pas trop fréquents. Mais attendez un peu. Ça ne va pas tarder. Les arbitres ont retrouvé leur forme de l’an dernier et avalent leur sifflet, sauf dans les cas les plus évidents.

Ce qu’il faut dans tout ce désordre, c’est une main ferme. Et John Siegler n’est pas celui qui aidera à rectifier la situa- tion. Pour le moment, l’admi- nistration a peur de prendre ses responsabilités.

Faire peur aux joueurs

Alors qu’il suffirait d'imposer des suspensions pour certaines infractions sur une charte! La Ligue Nationale rendrait alors la tâche bien plus facile aux arbitres. Car se sont les suspen- sions qui font peur aux joueurs.

Par exemple, aussitôt qu’un joueur recevrait une punition de cinq minutes, il serait expulsé du match. Si c’est une punition pour action dangereuse, il serait suspendu pour le prochain match aussi.

Ensuite, les suspensions dé- pendraient de ses actions pas- sées. Si un joueur recevait des suspensions équivalent, par

Transport Canada

Airports

Voilà comment éliminer la violence

L’arbitre aurait-il d’intervenir?

exemple, à dix matchs, sa pro- chaine majeure lui vaudrait cinq matchs de suspension.

Une équipe qui participe à une bagarre générale devrait perdre deux points au classe- ment. L'équipe qui quitte le banc en premier devrait perdre un autre point. Les équipes ne comprendront jamais avec des amendes. Des points au clas- sement, ça fait mal!

La Ligue Nationale veut ban- nir du jeu ces fameux ‘goons’. Pas de problème. Réduisez le nombre de joueurs qu’une équipe peut garder. Plus de place pour Îles Nilans, les McRaes, les Hunters du circuit.

Tout ce qu’il faut, c’est un peu de bonne volonté. Moi, je suis convaincu que la Ligue Nationale ne veut pas se com- permettre. La violence, ce n’est pas essentiel au hockey.

©

5 sur 5: Si on vérifie les sta- tistiques, ce sont les Canadiens de Montréal (Champions de la Coupe Stanley) qui obtiennent en moyenne le plus de puni- tions par match. En voilà toute une tradition.

Transports Canada

Groupe de gestion

Authority Group des aéroports APPEL D'OFFRES

LES SOUMISSIONS CACHETÉES portant sur le projet ci-dessous seront reçues jusqu'à 14h, le jour de la date limite. Les soumis- sions devront porter le titre et le numéro du projet et être envoyées au surintendant régional, Gestion du matériel, 333, rue Main, 15e étage, C.P. 8550, Winnipeg (Manitoba) R3C OP6. On peut se procurer les documents de soumission en s'adressant

à l'adresse ci-dessus.

PROJET: 2352-85-102 DOSSIER: N-4576

CONSTRUCTION D'UN LOGEMENT DE TROIS CHAM- BRES POUR EMPLOYÉS, AVEC GARAGE, À BAKER LAKE (TERRITOIRE DU NORD-OUEST)

Date limite: le 1’ décembre 1986, à 14h, heure locale

Dépôt: 25$

Les documents de soumissions peuvent être consultés auprès des Associations de constructeurs de Winnipeg (Manitoba), Edmonton (Alberta) et Yellowknife (T.N.-0O.)

INSTRUCTIONS

La dépôt à l'égard des plans et devis doit l'être sous forme de chèque bancaire payable à l'ordre du Receveur général du Canada. Ce.dépôt sera remboursé sur remise des documents en bon état dans le mois suivant l'ouverture des soumissions.

Chaque soumission doit être présentée sur les formules fournies par le Ministère et être accompagnée du dépôt de garantie indi- qué dans les documents de soumission.

Pour tout renseignement d'ordre technique: composer le (204)

949-6023.

Pour tout renseignement concernant l'appel d'offres: composer

le (204) 949-4329,

Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune

des soumissions.

Canada

LALIBERTÉ, la semaine du 28 novémbre au 4 décembre 1986: :

Les équipes à l’autre bout sont les équipes au sommet du circuit. Soit: Pittsburg, Winni- peg et Edmonton.

Quelques noms qui sont sou- vent dans les discussions de transactions entre gérants: Tom Barasso (Buffalo), James Patrick (Rangers), Bob Froese (Philadel- phie), Curt Fraser (Chicago), Bob Carpenter (Washington), Mike Kruskelnyski (Edmonton) et Michel Goulet (Québec). De grosses transactions s'annoncent.

.,

La dernière fois que j'ai véri- fié, c'était Brian Mullen qui avait le plus grand nombre de tirs au filet: 61. Si les poteaux comptaient comme des tirs, il serait rendu à 100.

Il y a quelques mois, tous les dépisteurs disaient que Pierre Turgeon, le pet frère de Syl- vain, serait le premier joueur choisi au repêchage amateur de l’an prochain. Maintenant, il ne fait plus l’unanimité. L’ai- lier Brendan Shanahan des Knights de London est le pre- mier sur plusieurs listes.

VITE LU VITE SU

Province Les chiffres publiés par la Société cana- dienne d'hypothèques et de logement (SCHL) indiquent que les mises en chantier du troisième trimestre pour toutes les régions du Manitoba s'élè- vent à 2 478 unités.

Ceci représente une hausse de 22,7 pour cent par rapport au même trimestre l'an der- nier. Ce résultat représente le plus haut taux de mises en chantier trimestriel depuis le second trimestre de 1978.

Au cours du troisième tri- mestre, l'activité domiciliaire a atteint un taux annuel désaison- nalisé de 9 000 logements. Pour le sixièmetrimestre consé- cutif, le taux des mises en chan- tier du Manitoba a dépassé le taux annuel désaissonnalisé de 6 000 logements.

Vigueur

Au Canada, les mises en chan- tier du troisième trimestre ont atteint un taux désaisonnalisé de 219 000 logements compa- rativement à 199 000 au deuxième trimestre.

Depuis janvier 1986, la hausse des mises en chantier au Manitoba a atteint 28,6 pour cent pour un total de 6 106 uni- tés. La SCHL a révisé une fois de plus ses prévisions pour les mises en chantier de 1986 en raison de la vigueur de la construction domiciliaire. On s'attend maintenant à ce que les mises en chantier pour 1986 se situent à près de 8 000 uni- tés.

Nécrologies

Olive Fillion (née Dumontier)

Après un séjour de trois mois à l'hôpital de Morris, Mme Olive Fillion rendit paisi- blement son âme à Dieu, le 9 novembre 1986, à l’âge de 82 ans

Elle laisse dans le deuil son époux Antoine, sept garçons et une fille; Roland et Cécile, Antonin et Florence, tous de St-Jean- Baptiste; Roger de Saint-Boniface; Roméo et Annette de Técumseh en Ontario: Donat et Shirley de Belle River en Ontario; Paul-Emile et Monique de Maidstone en Ontario; Rose-Alice et son époux Roger Malo de Windsor en Ontario; Olivier et Laurette de Saint-Norbert, 30 petits- enfants et 26 arrière-petits-enfants, deux soeurs, Marianne Adam de Técumseh en Ontario, Pauline Parent (Jean-Louis) de Saint-Boniface, un frère Antonio Dumon- tier (Marie-Louise) de Emeryville en Ontario. Elle fut précédée par une soeur Yvonne L'Heureux en 1986.

La messe de la Résurrection fut célébrée le jeudi 13 novembre en l'église de St- Jean-Baptiste par le curé de la paroisse, le R.P. Gérard Lévesque assisté du R.P. Louis Morin, curé de Saint-Joseph. Les petits-enfants de la défunte rendirent un dernier hommage à leur grand'mère bien- aimée en assumant les fonctions de servants et servantes à l'autel, de lectrices et de porteurs. Mme Irène Bruneau, Antoinette Marion et Annette Sabourin firent la quête.

L'inhumation se fit au cimetière paroissiale sous la directioin de la maison funéraire Wiebe de Morris.

Sincères remerciements aux pères Léves- que et Morin, à Soeur Agathe Dorge, organiste, à la chorale, aux parents et amis qui sont venus en très grand nom- bre témoigner leur affection pour la défunte et leur sympathie à la famille éprouvée.

Merci au personnel des hôpitaux et aux médecins pour les bons soins donnés à notre chère disparue.

Merci à la Ligue des femmes catholiques ainsi qu'aux dames de la paroisse pour la préparation du succulent goûter après les funérailles.

Merci à tous ceux qui, d’une manière ou d'une autre, ont offert leur aide et soutien lors du décès de Mme Olive Fillion.

AVIS AUX CREANCIERS |

EN CE QUICONCERNE la suc-, cession de feue ALEXANDRINE GREGOIRE, du village de Saint- Jean-Baptiste, au Manitoba, décédée.

Toutes réclamations contre la succession ci-haut mentionnée devront être déposées au casier postal 175, Saint-Jean-Baptiste, Manitoba, le ou avant le 22 décem- bre 1986.

Daté à Saint-Jean-Bapiste au Manitoba en ce 19e jour du mois de novembre 1986.

LAURENT GREGOIRE et CELIMA BRUNEAU h exécuteurs J AVIS AUX CREANCIERS EN CE QUI CONCERNE la suc- cession de feue MARIE FRAN- ÇOISE EUGENIE ALLEC, du vil-

lage de St-Claude, au Manitoba, veuve, décédée.

Toutes réclamations contre la succession ci-haut mentionnée devront être déposées à l'étude des soussignés, au 200-170, rue Marion, Winnipeg (Manitoba) R2H OT4, le ou avant le 2 janvier 1987.

DATE à Winnipeg, au Manitoba,

ce 24e jour du mois de novembre 1986.

MARCOUX BETOURNAY

LA BOSSIERE

Procureurs de la succession. |

AVIS AUX CREANCIERS EN CE QUI CONCERNE la suc- cession de feue ANDREE ALIX GALLIOT, de la ville de Winnipeg, au Manitoba, institutrice à la retraite.

Toutes réclamations contre la succession ci-haut mentionnée devront être déposées à l'étude des soussignés, au 201-185, boul. Provencher, Winnipeg (Manitoba) R2H 3B4, le ou avant le 8e jour de janvier 1987.

DATE à Winnipeg, au Manitoba, ce 20e jour de novembre 1986.

TEFFAINE, TEILLET & BENNETT

Procureurs de la succession.

Jean-Marie Boulet

Paisiblement à sa résidence s’est éteint Jean-Marie, âgé de 50 ans. Il est à Dunrea le 2 décembre 1936. Il laisse dans le deuil ses deux enfants: Roger et Thé- rèse, son père Albert, cinq soeurset deux frères.

Il fut précédé par sa mère le 16 juillet 1966.

La messe de la Résurrection a eu lieu le 12 novembre en l'église du Précieux-Sang. Le célébrant fut le père Aurèle Lemoine.

Remerciements

La famille remercie sincèrement les parents et amis pour leurs marques de sympathie, offrandes de messes, cartes et assistance aux funérailles.

Albert Boulet et famille

ASS

Yvonne Armande Gagné (née Sabourin)

Le mercredi 19 novembre 1986 à l'hôpital de Saint-Boniface est décédée à l’âge de 79 ans, Yvonne Gagné épouse bien- aimée de feu Joseph Pierre de Saint- Georges.

Son époux l’a précédé le 20 janvier 1975, son fils Marcel le 27 janvier 1975, une petite-fille Guylaine le 17 novembre 1973, deux frères, Ovide et Hildège et une soeur, Eva.

Outre sa compagne Victoria Charney, elle laisse dans le deuil trois fils, Roger et Hélène de Saint-Norbert, l'abbé Paul, curé de la paroisse de l'Enfant-Jésus, Richer, Antoine et Patricia de Saint- Boniface, trois filles et leurs époux, Lorraine et Joseph Guétré de Ardrossan, Alberta, Diane et Fred Anderson de Pine Falls, Evelyne et Denis Gautron de Saint- Boniface et sa bru Monique (Mme Max Armstrong) de Winnipeg, vingt-huit petits enfants, sept arrière-petits-enfants, une soeur, Annette Glenn de Winnipeg, deux belles-soeurs, Olive Sabourin de Winnipeg et Germaine Sabourin de Saint-Pierre, un beau-frère, Joseph Robidoux de Phoe- nix.

Son amour pour la musique laisse de doux souvenirs pour sa famille et de nombreux enfants.

Les prières ont été récitées à 20h le ven- dredi 21 novembre au Salon mortuaire Desjardins, 357 Des Meurons. Le service aété concélébré le samedi 22 novembre à 10h30 en l'église Saint-Georges avec Son Exc. Mgr Antoine Hacault Archévêque de Saint-Boniface présidant à la célébra- tion et assisté par l'abbé Jean-Paul Gagné, le Père Hilaire Gagné, o.m.i., l'abbé Pierre Gagné, l'abbé Albert Fréchette et l'abbé Réjean Bélanger. Visionnement à comp

ser de 10h. L'inhumation a suivi au cime- tière paroissiale.

Les porteurs furent ses six petits-fils, Gil bert Gagné, André Gagné, Robert Gué tré, Michel Gagné, Joël Gagné et Jean Paul Gagné.

Pour les amis qui le désirent un don à une charité de leur choix serait apprécié de la part de la famille.

La famille désire remercier le personnel de l'hôpital Pine Falls et de l'hôpital Saint Boniface Salle 4A pour leurs tendresses et leurs soins.

La direction des funérailles de Yvonne Gagné a été confiée au Salon mortuaire Desjardins, 233-4949.

«Vivez tout simplement, afin que d'au- tres puissent tout simplement vivre.»

(Mère Téresa)

ON DEMANDE

secrétaire bilingue

MAISON PROVINCIALE DES SOEURS GRISES.

S'adresser au directeur du per- sonnel.

151, rue Despins Saint-Boniface (Manitoba) R2H OL7

Téléphone: 237-8941.

À la mémoire de Soeur Lise Turcotte, s.g.m.

Soeur Lise Turcotte est décédée à l’âge de 43 ans, à la suite d’un tragique acci- dent d'avion survenu le 12 novembre à Rankin Inlet, T.N.-O. Quatre autres per- sonnes ont péri dans ce même accident.

Soeur Lise est native de Iroquois Falls en Ontario. Elle demeura à Rolphton, puis à North Bay en Ontario, jusqu’en 1960, alors qu’elle entra chez les soeursgrises à Saint-Boniface: elle prononça ses voeux de religion en 1963.

Outre sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil sa chère maman, Madame Ger- trude Turcotte de North Bay, un frère Luc et sa femme Arlie de Sault Ste-Marie en Ontario; deux soeurs, Jocelyne Kauf- man et son mari Barry de Sudbury en Ontario; Carole Hodge et son mari Vicars de London en Ontario; une tante soeur grise, Sr M.J. Turcotte de Lexington, Ma., ainsi que cinq neveux et nièces. Son père monsieur Rolland Turcotte l'a pré- cédée en 1983. Soeur Lise sera regrettée par ses compagnes soeurs grises et par de nombreux amis et amies plus particu- lièrement dans les Territoires du Nord- Ouest elle a consacré quatorze ans de sa vie religieuse.

Après avoir obtenu son baccalauréat des arts de l’Université de Montréal et un certificat permanent du département d'éducation de la province de l'Alberta, soeur Lise exerça sa profesion d'ensei- gnante au niveau élémentaire de l’école de Chesterfield Inlet, T.N.-O.

Après quatre années d'enseignement, Monseigneur Omer Robidoux lui deman- dait de se joindre à une équipe dont le but était d'établir un programme de caté- chèse adapté aux Inuits et de trouver les moyens d’impliquer les parents dans l'en- seignement de la religion à leurs enfants.

Afin de se préparer à ce nouvel apostolat, soeur Lise suivit un cours de bible et de catéchèse à London en Ontario, et plus récemment obtint une Maîtrise en Missio logie de l'Université Saint-Paul à Ottawa.

Elle visitait les missions du diocèse de Churchill Baie d'Hudson afin d'évaluer les besoins et de trouver les meilleurs moyens d'y répondre. Elle travailla avec assiduité à l'élaboration d’un programme catéchétique adapté aux Inuits. À tra vers la formation continue des profes- seurs, elle appronfondit sa vocation de chrétienne et son rôle de femme dans l'Église d'aujourd'hui.

Un profond respect de la culture du peuple Inuit et sa capacité d'adaptation à leur rythme ont caractérisé cette mis sionnaire soeur grise. Elle entretenait des relations étroites avec les personnes de son milieu et savait apprécier le support que lui apportaient ses compagnes soeurs grises ainsi que sa famille qu’elle aimait beaucoup.

Sa vie missionnaire comportait de grands défis dont les risques des nombreux voyages et des longues distances qu'elle devait parcourir par voies aériennes. Elle est morte comme elle a vécu!

La messe de la Résurrection en mémoire de soeur Lise, de Monseigneur Robidoux et du Père Théophile Didier, o.mi., fut présidée par Monseigneur Peter Sutton, archevêque de Keewatin-Le Pas, en la Cathédrale de Saint-Boniface, le mer- credi 19 novembre, à 19h30.

Une célébration eucharistique pour la famille, les soeurs grises et amis eut éga- lement lieu à la Maison Provinciale des soeurs grises, au 151, rue Despins, le jeudi 20 novembre à 9h, suivie de l'inhu mation au cimetière de la rue Archibald.

Les membres de la famille Turcotte et la Congrégation des soeurs grises désirent exprimer leur plus vive reconnaissance à l'équipe pastorale de la paroisse Cathé- drale pour la très belle célébration reli- geuse, à Monseigneur Peter Sutton, archevêque Keewatin-Le Pas ainsi qu'à Monseigneur Antoine Hacault, archevêque Saint- Boniface, qui ont présidé aux célébra- tions eucharistiques du 19 et 20 novem- bre, ainsi qu'à tous ceux et celles qui ont pris part ou assisté aux funérailles. Remer- ciements sincères sont aussi adressés à toutes les personnes qui ont envoyé des témoignages de sympathies, de messes et de prières aux intentions de la défunte. Toutes ces marques d'affection ont vive- ment touché la famille et les soeurs grises.

La direction des funérailles était confiée au salon mortuaire Desjardins.

Les aînés, leur bazar

et leur nouveau centre

Pour la première fois, dimanche 30 novembre, c'est dans leur tout nou- veau centre inauguré voici un mois presque jour pour jour (le 29 octobre), queles aînés de Laurier vont orga- niser leur bazar annuel.

«Le bazar rapporte chaque année à peu près 1 000$», confie Adèle Péloquin, secrétaire du club des Nouveaux-Horizons Inc. de Laurier. Une somme bien sûr insuffisante en regard des dépenses engagées pour la construction d'un nouveau centre de 40’ par 60’ situé au coeur du village.

Mais de toute façon, le club n'a pas vraiment de problèmes financiers puisque la construc- tion du bâtiment et son amé- nagement ont déjà été entiè- rement payés. Essentiellement, ce sont des subventions qui ont couvert les frais engagés à cette occasion (92 000$).

La province a ainsi versé 40 000$; le fédéral, par le biais du programme Nouveaux-Hori- zons, a apporté 8000$ pour l'édifice et 10000$ pour son ameublement, les loteries ont

donné 10000$. Le reste pro- vient de la vente de certains matériels de l'ancien local et de la réutilisation des autres.

Le club, fondé en 1974, s'est installé à ses débuts, sous la présidence d'Eugène Clément assisté de Luce Gagnon, dans l'ancienne école élémentaire dont deux classes ont été amé- nagées par les nouveaux pro- priétaires, le club d'âge d'or. Mais avec le temps, les frais d'entretien, notamment de chauffage, se sont considéra- blement accrus. Ce vieil édifice a donc été démoli en février 84, après avoir servi pendant une dizaine d'année de lieu de rencontre et de divertissement aux aînés de Laurier.

Aujourd'hui, les 66 membres du club disposent d'un local mieux adapté, comprenant une cuisine, des facilités de ran- gement, deux tables de billard, un jeu de palet, un carpet bow- ling et une machine à bingo toute neuve.

Le comité du club des Nou- veaux-Horizons est présidé par Rose-Anna Verley, aidée de Jacques Péloquin (vice-prési- dent), Alice Saquet (trésorière) et Adèle Péloquin (secrétaire).

Stéphane JARRE

Les trois aînés du Club Nouveau-Horizons, Claire Gingras, Lucien Bouchard et Marie D'Heilley, coupent le ruban lors de l'inauguration du centre des Nouveaux-Horizons.

Très forte participation des sociétaires à la 49e réunion annuelle de la Caisse populaire de Saint-Joseph. 47 d'entre eux, sur 234, se sont déplacés jeudi 20 novembre.

«Le soutien de la population locale nous aide beaucoup», confie Denise Parent, directrice. C'est aussi ce qui explique la santé plutôt satisfaisante de la Caisse, selon sa gérante.

SAINT-JOSEPH

L'actif est à la hausse: +7 pour cent entre le 30 septem- bre 85 et le 30 septembre 86, il est passé de 1 177 952$ à 1 264 754$. Principale explica- tion: la Caisse a gagné 13 mem- bres au cours de l'exercice écoulé.

Et les dépôts se sont accrus de près de 16 pour cent pour atteindre 1 226921$.«Les gens ont plus épargné que l'année dernière», remarque Denise Parent. |ls ont aussi plus em- prunté. En effet, la caisse popu- laire de Saint-Joseph a aug- menté son volume de crédit d'environ 13 pour cent. Elle a surtout accordé des prêts pour la construction et l'agriculture.

Toutirait pour le mieux dans le meilleur des mondes à Saint- Joseph s'il n'y avait pas eu ces arriérés d'assurances à rem-

LA LIBERTÉ, la semaine du,28 novembre au 4 décembre 1986.

Dans l’ensemble une bonne année

bourser qui ont fait chuter les bénéfices.

Avant l'impôt, le surplus dégagé s'élève cette année à 1404$, plus de 5000$ de moins qu'en 1985. Cependant, depuis le 1er février 86, ce sont les sociétaires qui cotisent, s'ils le souhaitent, auprès d'une assurance garantissant le rem- boursement de leur emprunt en cas d'accident, d'invalidité, etc. et alors qu'auparavant c'était la Caisse qui assurait elle-même collectivement ses membres contre pareilles éven- tualités.

Parmi les projets à l'étude ou désirés, Denise Parent signale la possibilité d'agrandir le local que la Caisse loue actuellement à la Coop, l'installation inévi- table dans quelques années d'un ordinateur et peut-être une augmentation de la durée du travail pour le poste à temps partiel. D'autre part, le cinquan- tenaire de la Caisse de Saint- Joseph sera probablement fêté en 1988.

Lors de leur assemblée, les sociétaires ont renouvelé leur conseil d'administration. Le seul nouveau membre, Guy Ayotte, remplace Gilbert Beaudry comme conseiller. Norbert Parent préside le conseil, assisté de Jeanne Bérard, vice- présidente, de Gilbert Parent, et de Roger Parent (conseillers).

Stéphane JARRE

15...

La page de Peel

BONJOUR!

Quand la nuit devient très noire, une ombre se glisse sur la prairie. Au sol, une souris trotte dans l’herbe. Soudainement, une créature fonce sur le petit rongeur, qu’elle attrape dans ses puis- santes serres. Ce n’est pas une histoire de sorcière que je te

raconte! Mais non! Aujourd’hui, je te parle un peu de ce silencieux chasseur de nuit... le hibou.

BICOLO

Hibou est le nom général que l’on donne aux oiseaux de proie noctures. Il existe environ 133 espèces de hiboux, chacune ayant une face particulière. Tous les hiboux ont le front aplati; ce disque facial capte les sons un peu comme un radar.

Les plumes de ses ailes sont douces et frangées, et bordées d’un fin duvet qui ne produit aucun bruit. C’est pourquoi sa proie, ne se doutant de rien, se laisse facilement surprendre.

Poème

Une vrai girouette! En un tour de tête le hibou peut voir dans toutes les directions. Les mus- cles de son cou sont si souples que sa tête peut décrire un cercle presque complet. Rien ne se passe dans son dos sans qu'il le sache!

Je suis un oiseau nocturne Qui vole au clair de lune Le jour, je dors

Le soir, je sors

Je chasse toute la nuit Afin de trouver une petite souris Je dis «hou! hou! houl» Je suis un hibou.

Colorie ce hibou à ton goût.

Bricolage

Tu veux frabriquer un hibou? Il te faut un sac en papier brun de l'épicerie. Laisse-le plié. Le fond du sac sera la face de l’hibou. Agrafe deux coins du bas comme dans le modèle. Avec une craie de couleur, dessine des «plumes» sur le devant et le dos du sac. Fais-lui de gros veux. Découpe-lui un bec et des aigrettes et colle-les en place. Rembourre le sac avec des mor- ceaux de papier journal jusqu’à ce qu'il soit bien rond. Découpe un peu le bas au centre; attache chaque côté avec des élastiques pour faire les pattes. Voilà! Amuse-toi bien!

Contrairement aux yeux des autres oiseaux, ceux des hiboux sont placés de face. Ils ont une vision précise très sensible.

Ils voient mieux que nous dans la noirceur. À

Leur bec est fort et recourbé; son sommet est recouvert d’une cire duveteuse. D’un seul coup de bec, il peut écra- ser le crâne d’un rongeur.

Le hibou possède des oreilles

supersensibles qui sont Juste avant d'attaquer, le Les hiboux sont très utiles, parce qu'ils détruisent quan- cachées sous les plumes de sa [ie lève ses ailes, étire ses tité de rats, mulots et souris. Ils avalent leur proie entière, face. Il peut chasser les veux ongues pattes ne ses os, poils, plumes, griffes et dents compris, sans les fermés, car il se sert de son serres por Ne ts mâcher. Ils régurgitent ces matières au bout de quelques ouie très fine pour dépister sa peut Arab s( CARRE heures, en une petite boule appelée pelote de régurgita- proie dans le noir. quand il a êté saisi dans ces

puissantes pinces.

tion.

16 LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986

tr, ; (ra ete 0 165 QUOI AN A QUE Pia RS AU NOTE PRRAPL IFR.

Grand concours de Noël

Dessine ou fabrique une belle couronne de Noël, en papier, en tissu ou autre, à ton goût. Tu la fais très jolie et tu l'envoie sans tarder à: Bicolo

C.P. 262

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Plusieurs beaux prix à gagner... Radio, montre-bracelets, livres, calculatrices, jeux de toutes sortes! Le concours se termine le 10 décembre.

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Découpe ce qu’il dit ainsi que le visage de son ami. Colle-les au bon endroit et colorie.

Suis les numéros et colorie.

Voici quelques espèces de hiboux: le grand duc, le moyen duc, le petit duc, l’effraie, le hibou des marais, le harfang, la chouette, la chevêche et la hulotte. Peux-tu en nommer d’autres? «

OP, +

® ë

LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 17

Essaie d’en sortir.

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Il faut éviter la perte du peu d'influence

des électeurs franco-manitobains

La Société franco-manito- baine s’oppose aux chan- gements que la Commis- sion fédérale de délimita- tion des circonscriptions électorales propose pour Saint-Boniface et Lisgar. Mardi 25 son président, Réal Sabourin, a présenté des arguments justifiant la position de la SFM. En voici de larges extraits.

Nous voulons que la Com- mission fédérale de délimita- tion des circonscriptions élec- torales pour le Manitobatienne compte de ce contexte d’un Manitoba bilingue. Aussi, dans l’esprit réparateur de la Charte canadienne des droits et liber- tés vis-à-vis des communautés

CRITÈRES:

symbolique.

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Le Comité ad hoc de la bibliothèque municipale de la Société franco-manitobaine invite les Franco-Manitobains et Franco-Manitobaines à faire des suggestions quant au

NOM DE LA FUTURE BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE ST-BONIFACE

Le nom doit refléter le caractère culturel, l'identité historique, l'appartenance communautaire et la pertinence

Selon le comité, les quatre noms suivants rencontrent ces critères: Louis-Riel, Gabrielle-Roy, Marie-Anne et St-Boniface. Le Comité invite la population one à proposer aussi d’autres noms.

La SFM pourra ainsi présenter des recommandations

Prière de faire parvenir votre suggestion à la SFM avant le vendredi 5 décembre 1986.

LA SOCIÉTÉ FRANCO-MA NITOBAINE C.P.145, Suint-Boniface (MB) R2H3B4

minoritaires de langue française, la Commission doit considérer les intérêts particuliers de notre communauté.

Une collectivité en situation minoritaire, comme celle des Francophones du Manitoba, ne peut pas continuer à subir l’ef- fritement de son territoire sans que sa langue, sa culture et ses traditions ne soient menacées. La concentration sur un terri- toire, qu’il soit délimité par des frontières fédérales, provinciales, ou municipales, est essentielle à notre service.

Nous voulons porter à votre attention les changements pro- posés aux circonscriptions de Lisgar et de Saint-Boniface. Ces deux comtés regroupent un nom- bre important de communau-

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poyembre ECE, décembre 1 786

L'auteur

est président

de la Société franco-manitobaine

Réal SABOURIN

COMMENTAIRE

tés francophones et les chan- gements proposés risquent de

SAINT-BONIFACE

Les frontières naturelles et historiques qui caractérisent Saint-Boniface ne peuvent être changées sans effriter l'identité de cette région riche en cul- ture. Le territoire que vous pro- posez d’amalgamer à Winnipeg- Sud-Centre est l’une des régions les plus anciennes de Saint- Boniface. Les gens de cette région s’identifient beaucoup plus à la communauté de l'Est de la rivière Rouge qu’à celle de l'Ouest.

Les services essentiels tels les hôpitaux, les centres d'emplois, les paroisses, le système rou- tier, les centres d'achat, etc., ontété développés en fonction de cette relation Nord-Sud. Ils reconnaissent les frontières naturelles et traditionnelles.

Vulnérables

Traverser une frontière natu- relle comme la rivière Rouge, risque de créer un mauvais pré- cédent. Déjà à la Ville de Win- nipeg, dans le cadre de la révi- sion de sa loi constituante,il est préconisé de traverser les fron- tières naturelles pour le re- groupement de certains comi- tés communautaires.

Cela est farouchement con- damné par les résidants de Saint- Boniface. | n'empêche cepen- dant que si votre recommanda- tion était adoptée, la Ville pour- rait plus facilement justifier le démantèlement des frontières naturelles et historiques.

L'amalgamation du territoire

roposée par la Commission à a circonsciption fédérale avoi- sinante risque donc à la longue de contribuer à l’effritement de la circonscription tradition- nelle de Saint-Boniface. Avec les nouveaux développement accélérés dans les banlieues du Sud-Est de Winnipeg, faudra-t- il éventuellement amalgamer Norwood au comté de Winni- peg-Sud-Centre pour régler encore une fois le problème de l’inéquité du nombre d’élec- teurs?

À notre avis, une fois le pré- cédent établi, les quartiers les plus anciens de Winnipeg ris- quent de subir des transforma- tions majeures au détriment et contre le souhait des résidants.

Pourquoi faut-il encore atta- quer les communautés les plus anciennes pour ajuster l’équi- libre électoral, surtout lorsque ces communautés sont déjà si vulnérables à l'assimilation?

Il nous semble évident que le problème que vous tentez de régler à été engendré par les développements résidentiels dans les nouvelles banlieues.

réduire considérablement leur articipation traditionnelle dans e processus électoral. De plus, ces communautés francophones seraient divisées complètement et les changements menace- raient leurs liens linguistiques et culturels. Les Francophones de ces régions se retrouveraient donc en perte du peu d’in- fluence électorale qu’ils ont encore, noyés dans une mer 2 d’électeurs anglophones.

La Société franco-manitobaine s'oppose donc aux modifications proposées aux frontières élec-

Pourquoi ne pas regarder dans cette direction pour trouver une solution?

Il nous apparaît beaucoup plus logique d’effectuer des changements à l’extrême Sud de la circonscription de Saint-: Boniface. Les nouveaux résidants installés à la périphérie sud de Winnipeg n’ont sans doute pas encore développé de liens pro- fonds avec la circonscription de Saint-Boniface.

Pourquoi ne pas joindre ces nouveaux quartiers à la circons- cription de Winnipeg-Sud, d’une part, et allonger la circonscrip- tion de Winnipeg-Sud-Centre vers le sud, d’autre part? Cette solution amènerait un nouvel équilibre démographique entre les comtés touten gardant intacts les quartiers les plus tradition- nels. S'il faut couper quelque part, ne serait-il pas préférable de couper de façon transver- sale la frontière naturelle dans un endroit l’appartenance communautaire estencore peu valor sée?

Saint-Boniface est aussi le seul comté fédéral au Manitoba les électeurs onthistoriquement élu des députés francophones. À quelques exceptions près, seul Saint-Boniface peut encore élire un député francophone, ce qui demeure unique à l'Ouest de la rivière Outaouais. Une désintégration de la concentra-

torales de Lisgar et de Saint- Boniface. Ces communautés

d’électeurs doivent demeurer intactes pour que soient sau-

vegardés leur unité et leur pouvoir politique,

Notre intervention ne se ter- mine pas par une simple oppo- sition aux recommandations de votre Commission. Nous tenons à vous suggérer une autre façon de rencontrer votre objectif de rendre plus équitable la repré- sentation des électeurs dans les circonscriptions de Lisgar et Saint-Boniface.

tion francophone dans le comté de Saint-Boniface, comme il est proposé par la commission, menacerait définitivement cette tradition.

Parallèlement, les nouveaux développements à l'extrême sud de Saint-Boniface sont aussi une menace à notre présence fran- çaise à Ottawa car ils réduisent considérablement le pourcen- tage d’électeurs francophones dans la circonscription.

Les Quarts que vous pro- posez de joindre au comté Win- nipeg-Sud-Centre regroupent environ 1 500 francophones ou 10 pour cent de l’ensemble des électeurs. Perdront-ils leur droit d'être représentés par un député bilingue? Lorsqu'une commu- nauté se trouve déjà en situa- tion minoritaire, pourquoi la rendre davantage vulnérable en lui enlevant une partie impor- tante de son territoire?

Pour conclure sur les chan- ements proposés à Saint-Boni- ace, nous tenons à féliciter les

membres de la Commission d’avoir sauvegarder intact le nom du comté. Saint-Boniface doit demeurer le nom de la cir- conscription qui regroupe la plus forte concentration de francophones dans l'Ouest cana- dien. Un changement de nom aurait été inacceptable pour les membres que nous représen- tons.

La Société franco-manitobaine est sérieusement préoccupée par les changements que vous proposez pour les circonscrip- tions rurales du Sud-Ouest et de l'Ouest du Manitoba. Ces changements favorisent les régions urbaines aux dépens des régions rurales. Ils compro- mettent l’équilibretraditionnel entre le nombre de députés ruraux et urbains.

L'existence de nos commu- nautés rurales, autant anglo- prunes que francophones est a pierre angulaire de la vitalité sociale et économique de notre province. La situation actuelle est très difficile pour le secteur agricole et il n’est certes pas opportun de réduire davantage la représentativité des agricul- teurs et des éleveurs manito- bains.

La Société franco-manitobaine s'oppose catégoriquement aux changements proposes pour ces régions, pour des raisonshisto- riques, économiques, culturelles et linguistiques.

Environ 40 pour cent des

Francophones du Manitoba demeurent en région rurale et

la majorité oeuvre dans le domaine agricole. Nous avons toujours joui d’une concentra- tion, fût-elle faible, dans deux circonscriptions fédérales, soit Provencher et Lisgar. Malheu- reusement, les changements que vous préconisez nous divise- raient encore davantage, car un grand nombre de commu- nautés francophones seraient comprises dans le nouveau comté de Portage-Entre-les-lacs. Ces communautés n’ont aucun lien avec la région d’Entre-les- lacs.

Nous maintenons que le statu quo est la seule solution pour les circonscriptions rurales. D'une part, les électeurs ruraux

arderaient le même nombre e députés qu'ils ont présen- tement; et, d’autre part, les communautés ne seraient pas amputées de leurs liens natu- rels, historiques et économiques.

En gardant le statu quo dans les comtés ruraux et en modi- fiant certaines frontières urbaines, le Manitoba gagnerait un siège de plus à Ottawa. C’est nettement l'option que nous préférons.

Le conseiller Guy Savoie. Pas de membres...

S’il y a deux personnes qui ne sont pas trop trop populaires parmi des gens du vieux Saint-Boniface ces derniers temps, ce sont bel et bien l’avocat Alain Hogue et le conseiller Guy Savoie.

C’est peut-être pour cela que ces deux messieurs choisissent le restaurant Red Top (chemin St-Mary's) lorsqu'ils prennent le petit déjeuner ensemble!

Farce à part (jamais je crèrai; on n'obtient pas la faveur d’un élu municipal avec un bacon and eggs!), si on se permet de souligner qu’on a vu, à plu- sieurs reprises, les deux casser une croûte au Red Top, c’est que trop souvent, la percep- tion d’un événement prend plus d'importance dans un débat que sa réalité.

Prenons le tout dernier pro- jet de développement de Tyrone

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Accusations contre accusations

Les terrains vacants du vieux Saint-Boniface risquent de finir par coûter cher!

Enterprises Ltd, la compagnie de Me Alain Hogue, prévu pour le terrain au nord de la voie ferrée dans le vieux Saint-Boni- face.

Tyrone Enterprises a fait l’ac- quisition, en août 1986, de deux propriétés sur la rue Messager (prix d'achat: 178 000$). Pour avoir assez de terrain pour cons- truire les 78 condominiums (deux tours de sept étages à un coût total de 10 millions de $), Me Alain Hogue a demandé à la ville de Winnipeg la permis- sion d’acheter une partie du terrain de la ville entre la rue Messager et la rive de la Rouge.

La décision de vendre la pro- priété de la ville revient au Comité des finances de Winni- peg. Le problème, c’est que le Comité des finances discute de ces choses à huis clos. Ça laisse la porte ouverte à ceux qui le veulent de soupçonner un «secret deal» quelconque.

Pas contre

Première perception possible: de pourrait être pas trop catho- ique cette affaire-là.

D'après la décision du comité des finances, Alain Hogue a quatre mois pour faire changer le zonage s’il veut faire l’acqui- sition du terrain de la ville. Le projet devient public pour la première fois à la réunion du Comité communautaire de Saint-Boniface/Saint-Vital le 7 octobre. Car c'est que com- mence le processus pour le

Daniel Tougas Jean-François Belisle

PENSES - TU QU'IL EST SERIE

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changement de zonage. La déci- sion est remise à la réunion du 18 novembre. Le 18 novembre, la décision est remise d’un mois.

Pour le conseiller Guy Savoie, les procédures prévues par la loi régissant la ville de Winni- peg ont été suivies à la lettre. En plus, c’est le genre de projet qui cadre bien avec sa vision du vieux Saint-Boniface.

«On a un homme d'affaires, francophone, qui s’en vient, qui veut faire un développe- ment qui n’est pas hors d'ordre avec la planification du Nord deSaint-Boniface. C’est sûr que je suis d'accord, Isnce le conseil- er de Taché.

«Le monde n’est pas néces- sairement contre le projet, ajoute le président du Comité exécutif de la ville de Winni- peg. Il voulait du temps pour regarder de plus près le projet. On leur a accordé un mois de répit.»

Pourtant, la première percep- tion demeure...

L'Association des résidants du Vieux Saint-Boniface, pour sa part, aimerait un peu plus de temps. Au moins jusqu'à la fin du mois de janvier. Puisqu’elle

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planifie, pour le 24 janvier 1987, un Sommet d’habitations réu- nissant les résidants, les déve- loppeurs, les politiciens et les autres associations du coin pour dessiner un plan de dévelop- pement global du quartier nord de Saint-Boniface.

«Le conseiller Savoie semble avancer que le projet de Me Hogue est le seul projet possi- ble pour le coin au nord de la voie ferrée», explique Lucien Loiselle, en soulignant le fait que depuis 1976, la ville a refusé aux résidants au nord de la voie ferrée la permission d'améliorer leur maison, de développer leur propriété.

«L'Association aimerait que le genre de projet que propose Me Hogue s’inscrive dans un plan global de développement. On devrait planifier et ensuite construire» ajoute le président de l'Association des résidants.

Question de se débarrasser des perceptions douteuses pos- sibles…

Écoute!

Au sujet des désirs de l’Asso- ciation, le conseiller Savoie est catégorique. || ne croit pas que l'Association représente les rési- dants du vieux Saint-Boniface. «ls n’ont pas de membres, pas de cartes de membres, pas de listes. Ça me dit qu’ils repré- sentent leurs idées, pas plus.»

«L'Association voulait un droit de regard sur tous les plans de rojets de développement! C’est Fo d'ordre. Ecoute! || y a des élus à l'Hôtel de ville pour faire cette job. C’est très insultant pour les élus. Eux ne sont pas élus, il ne sont pas représenta-

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Lucien Loiselle, président de PAssociation de résidants du vieux Saint-Boniface. Une injus- tice...

tifs. Ils ont de la misère à avoir quorum. Les gens s'intéressent lorsqu'il y a une cause. Mais ça ils peuvent le faire au niveau des réunions du Comité com- munautaire.»

Lucien Loiselle répond à ces accusations d’une façon aussi catégorique: 200 personnes ont assisté à la dernière assemblée annuelle de l’Association. Elles ont élu directement les mem- bres du Conseil d’administra- tion. Une centaine de personnes ont assisté à la réunion de l’As- sociation lundi 24 novembre.

Compte tenu des derniers développements entourant le projet de Tyrone Enterprises, le président de l’Association des résidants du VieuxSaint-Boniface se «demande si M. Savoie repré- sente les résidants du vieux Saint-Boniface.»

Et il ajoute: «Je mets sérieu- sement en question la légimité de Guy Savoie comme conseil- ler de Saint-Boniface. Il y a une frustration générale chez les citoyens du coin. On a le sen- timent qu’on est peut-être en train de se faire passer un Qué- bec. Il y a une injustice dans le système vis-à-vis des citoyens au nord de la voie ferrée.»

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